Attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray: Les assaillants avaient prêté allégeance à Daesh (revivez la journée de mercredi)

LIVE Une vidéo vidéos montre les deux terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray prêter allégeance à Daesh...

O. P.-V.
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Des militaires patrouillent dans les rues e Saint-Etienne du Rouvray, mardi 26 juillet.
Des militaires patrouillent dans les rues e Saint-Etienne du Rouvray, mardi 26 juillet. — Francois Mori/AP/SIPA

L’ESSENTIEL :

  • Une prise d’otages a eu lieu mardi dans une église à Saint-Etienne-du-Rouvray, le prêtre a été tué
  • Daesh a revendiqué l'attaque perpétrée par deux hommes, dont l'un était sous contrôle judiciaire avec bracelet électronique
  • Le procureur de la République a expliqué que l'identification formelle du second assaillant est toujours en cours

A LIRE AUSSI :

 

0h00 : Ce live est terminée

L'identité du second meurtrier n'a pas encore été confirmée par les autorités. Elle le sera sans doute ce jeudi. Notre live reprendra dès 7h00.

20h10 : Les assaillants avaient prêté allégeance à Daesh
Vidéo propagande de l'organisation Etat islamique.
Vidéo propagande de l'organisation Etat islamique. - Capture d'écran

 

Daesh a diffusé une vidéo des deux assaillants de Saint-Etienne-du-Rouvray dans laquelle, turban sur la tête, ils prêtent allégeance à l'organisation terroriste. 

Cette vidéo diffusée par l'agence Amaq, organe de propagande de l'EI, montre les deux jeunes hommes, qui se présentent sous les noms de guerre d'Abou Omar et Abou Jalil al-Hanafi, à côté d'une bannière de l'EI, l'un d'eux récitant en arabe avec un fort accent le texte traditionnel d'allégeance à l'« émir des croyants » Abou Bakr al-Baghdadi.


 

20h05 : La marche blanche de Saint-Etienne-du-Rouvray interdite

La préfecture de Seine-Maritime a décidé d'interdire pour raisons de sécurité la marche blanche qui était prévue jeudi en hommage au père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray, où se déroulera uniquement un rassemblement dans le stade municipal.

Ce rassemblement organisé par la mairie en mémoire du prêtre assassiné mardi, se déroulera à 18H00 au parc omnisports Youri Gagarine de la ville.

19h53 : François Hollande et Mgr Vingt-Trois applaudis à l'issue de la messe à Notre-Dame

Le président François Hollande et l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, ont été applaudis mercredi par l'assistance en remontant la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris à l'issue de la messe en hommage au père Jacques Hamel.

Les deux hommes ont quitté la cathédrale côte à côte, sous les applaudissements, alors qu'un fidèle faisait flotter un drapeau français dans la nef.

19h42 : Le second assaillant était peut-être recherché par l'antiterrorisme

Selon nos informations, l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) a diffusé le 22 juillet, quatre jours avant l'attaque contre l'église, une note dans laquelle elle dit avoir « été rendue destinataire d'une information d'une source fiable » sur un individu « qui serait prêt à participer à un attentat sur le territoire national », a précisé une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL. Cette information est accompagnée d'une photo de l'individu, qui « ressemble fortement » à Abdel Malik P., a affirmé cette source.

Mais en l'absence d'identité, de cible, de date ou de modus operandi pour ce projet d'attentat, les services antiterroristes ne savent alors pas de qui il s'agit.

Les enquêteurs tentent actuellement de confirmer que l'homme sur la photo est bien Abdel Malik P., et que ce dernier est bien le second assaillant.

19h20 : 1 500 personnes étaient présentes lors de la messe à notre-Dame de Paris

Près de 1 500 personnes ont assisté à la messe donnée par Mgr André Ving-Trois à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Parmi elles, de très nombreuses personnalités politiques. En plus de François Hollande, Manuel Valls et des anciens présidents Nicolas Sarkozy et Valery Giscard d'Estaing, les ministres Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartolone et Gérard Larcher, étaient présents, de même que certaines figures politiques, telles que François Fillon, Bruno Le Maire (Les Républicains) et Florian Philippot (FN), ainsi que des représentants des différents cultes, notamment musulman, juif et protestant.

18h59 : Une marche de recueillement de Notre-Dame au Sacré-Coeur

A l'issue de la messe présidée par Mgr André Vingt-Trois, une marche débutera du parvis de Notre-Dame de Paris pour aller vers la butte de Montmartre. « Pendant cette marche, nous découvrirons qui fut le père Jacques Hamel, dont la vie offerte et le témoignage d'amour rayonne désormais dans nos coeurs et sur la France. Nous alternerons lectures, chants et silences », explique la page Facebook de l'événement. Devant la basilique du Sacré-Coeur, les participants se recueilleront un instant avant de se séparer.

18h25 : Le domicile de la mère d'un deux suspects perquisitionné

Une perquisition visant le domicile d'Abdel Malik P., l'homme suspecté d'être le second assaillant de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Aix-les-Bains (Savoie) a indiqué à l'AFP sa mère qui clame l'innocence de son fils.

Selon des sources proches de l'enquête, les policiers disposent d'une « piste privilégiée » quant à l'identité du second assaillant après la découverte d'une carte d'identité au nom d'Abdel Malik P., retrouvée lors d'une perquisition menée mardi au domicile familial d'Adel Kermiche, le premier tueur formellement identifié.

17h58 : De nombreuses personnaliés politiques assistent à la messe à Notre-Dame-de-Paris

Outre le président de la République François Hollande, et son Premier ministre, Manuel Valls, de nombreuses personnalités politiques ont annoncé qu'elles seraient présentes. Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou encore Nicolas Dupont-Aignan seront assis aux premiers rangs. 

17h37 : Une cérémonie hommage se tiendra demain à Saint-Etienne-du-Rouvray

Le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, a annoncé qu'une cérémonie en hommage au père Jacques Hamel aura lieu demain à 18h au parc Gargarine. « Cet hommage, organisé avec la Préfecture et l’Archevêché, se fera en présence de personnalités civiles et religieuses », a indiqué la mairie. Une minute de silence et la Marseillaise clôtureront la cérémonie.

17h07 : Une messe sous haute surveillance à Notre-Dame-de-Paris

La messe d'hommage qui se tiendra à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris ce soir à 18h15 est placée sous très haute surveillance. Les démineurs ont passé l'édifice au peigne fin et tous ses accès ont été fermés. 


 

16h28 : « Nous ne sommes pas un petit village paisible », a raconté une habitante de Saint-Etienne-du-Rouvray à notre journaliste

 

16h24 : L'égorgement, pourquoi une méthode aussi barbare ?

 

16h15 : Le pape François déclare que «le monde est en guerre», mais pas de religion

Le pape François a fait cette déclaration dans l'avion qui le conduit à Cracovie. «Le monde est en guerre parce qu'il a perdu la paix», a dit le souverain pontife aux journalistes. Mais, «quand je parle de guerre, je parle d'une guerre d'intérêts, d'argent, de ressources, pas de religions. Toutes les religions veulent la paix, ce sont les autres qui veulent la guerre», a poursuivi le pape qui entame une visite de cinq jours en Pologne à l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse.

16h10 : Le grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire a qualifié de «barbare» le meurtre du prêtre

Les deux hommes qui ont attaqué mardi l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray «étaient dépourvus de toute humanité et des valeurs de l'islam», a déclaré le cheikh Ahmed al-Tayeb, grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite. Il a aussi «renouvelé son appel à un effort commun pour combattre le cancer du terrorisme qui menace le monde entier».

16h : La ville de Lourdes renforce sa sécurité en vue du 15 août

En prévision du 15 août, jour de fête catholique, la ville de Lourdes (Haute-Pyrénées), prépare un dispositif policier renforcé. La préfète Béatrice Lagarde a également demandé «un concours de force militaire», rapporte Le Parisien.

15h56 : A Saint-Etienne-du-Rouvray, des proches de la famille Kermiche témoignent

 

15h37 : «Je me suis dit qu'il était mort et que ça allait être notre tour»

L'épouse de Guy, 87 ans, blessé grave au cours de l'attentat (désormais hors de danger), a raconté la prise d'otages à RMC. «Quand l'un des terroristes s'est approché de moi, il m'a dit qu'il n'allait pas me faire de mal parce que nous allions servir d'otages. Il parlait des trois sœurs présentes et de moi», a-t-elle témoigné. La suite de la scène décrite est évidemment choquante. L'article peut être consulté ici.

15h27 : «Adel Kermiche, c'est moi qui l'ai mis en examen»

L'Express s'est entretenu avec l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, qui dresse le portrait du premier assaillant de l'église à avoir été identifié.

«Il était très suffisant. Il disait: "Libérez-moi, donnez-moi une dernière chance." J'ai rapidement compris qu'il n'y avait pas de discussion possible», explique-t-il au site de l'hebdomadaire. Marc Trévidic décrit un individu déterminé à essayer une troisième fois de partir en Syrie, après avoir été interpellé deux fois sur le trajet. A lire ici.

15h22 : La cellule psychologique de Saint-Etienne-du-Rouvay ne désemplit pas

Sous le choc, des habitants de Saint-Etienne-du-Rouvray se pressaient mercredi à la cellule psychologique de la mairie. Venu de Rouen et s'étant porté volontaire, le psychologue Frédéric Tran, 53 ans, aligne les rendez-vous : des adultes de tous âges, des personnes âgées, des adolescents, voire des enfants, viennent tenter de décrire leur malaise après l'attentat.


Installé dans la salle des fêtes et du conseil de la mairie, un peu isolé par des paravents, le thérapeute n'a que quelques minutes pour répondre aux questions des journalistes, entre deux bouchées de sandwich.

«Beaucoup de personnes sont venues depuis ce matin parler de leurs appréhensions. Ils ne pensaient pas qu'un tel acte pouvait se produire si près d'eux et d'une telle manière», explique-t-il. «Cela entraîne beaucoup d'angoisse et un sentiment d'insécurité global», poursuit le psychologue. Comment surmonter le traumatisme ? «Il faut parler avec les autres, échanger avec les personnes qui partagent les mêmes peurs». Ce qu'il faut éviter ? «Rester seul devant la télévision à regarder les images en boucle. Il est capital d'être avec les autres».

14h40 : Les propos de Bayrou sur la communauté «fanatisée» dénoncés à Saint-Étienne-du-Rouvray

«C'est à vomir. D'où tient-il ces informations ? Puisqu'il prétend diriger les Français, qu'il ait au moins la correction de se renseigner auprès des autorités (...) On passe nos journées, nos soirées, à prêcher le vivre ensemble. Ca me donne envie de démissionner et de rentrer chez moi», a déclaré Mohammed Karabila, président du comité régional du culte musulman, aux journalistes devant la mosquée de la commune dont il est également président.

«Et comment peut-il dire que la communauté est radicalisée ?», s'est interrogé, à l'adresse de François Bayrou, le représentant du culte musulman. «Aucune mosquée n'a été perquisitionnée ici. On a construit la mosquée avec nos propres moyens, on paie notre imam nous-mêmes pour éviter ça», a-t-il précisé. «Vous croyez qu'on va laisser une brebis venir nous salir ? (...) La mosquée est videosurveillée. Que Bayrou vienne me demander les bandes et il me montrera nos fidèles radicalisés», a-t-il encore déclaré.

14h23 : Hollande assistera à la messe d’hommage à Notre-Dame-de-Paris

La cérémonie aura lieu ce mercredi à 18h15, présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. 

De nombreuses autres personnalités politiques sont également attendues, parmi lesquelles le Premier ministre Manuel Valls, plusieurs ministres dont celui de l'Intérieur (en charge des cultes), Bernard Cazeneuve, le président du Sénat Gérard Larcher, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, et le président du MoDem, François Bayrou.

14h04 : Pour Marine Le Pen, la France «va probablement assister à des attentats terroristes en série»

Après l'attentat sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, «je l'ai dit immédiatement à des proches : la situation va s'accélérer. On va probablement assister à des attentats terroristes en série. Je pense que le fait que ce soit les vacances joue aussi dans l'esprit de ceux qui cherchent à imposer la terreur», déclare Marine Le Pen dans un entretien à l'hebdomadaire Présent d'extrême-droite et catholique à paraître jeudi.

Avec l'attaque dans une église près de Rouen, «un pas a été franchi par les barbares», souligne la députée européenne. «Ce sont nos églises que l'on attaque, intentionnellement» et «le symbole est fait pour nous tétaniser», ajoute-t-elle en jugeant le gouvernement «complètement tétanisés et incapables d'analyser ce à quoi nous devons faire face».

«Si l'Etat de droit était véritablement appliqué, des attentats auraient pu être évités. Je ne parle pas de l'état d'urgence mais de l'Etat de droit», qui «commence lorsque les lois et les peines sont appliquées», poursuit la présidente du Front national.

13h35 : Une marche blanche organisée jeudi à 17h

Une marche blanche en hommage au père Jacques Hamel partira demain jeudi à 17h de l'Hôtel de Ville de Saint-Etienne-du-Rouvray où les habitants ont déjà déposé des fleurs et des bougies. 

13h23 : Les premières images de l'intervention de la BRI

Le quotidien «Le Télégramme» a publié une vidéo montrant les premières images de l'intervention de la BRI mardi, à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. 

 

13h06 : «Une piste privilégiée» pour l’identification du second assaillant

Son identification formelle est toujours en cours mais «une piste est privilégiée» a déclaré une source proche de l’enquête à l’AFP.

Une carte d’identité au nom d’Abdel Malik P. a été retrouvée lors d’une perquisition menée mardi au domicile familial d’Adel Kermiche, le premier tueur formellement identifié, et «plusieurs éléments laissent à penser qu’il s’agit du deuxième assaillant», a précisé une de ces sources.

Abdel Malik P. est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, qui n’avait pas fait l’objet de condamnations, a-t-elle précisé.

 

12h47 : Stéphane Le Foll promet une «évaluation» au sujet du placement de l'un des assaillants sous bracelet électronique

«Il s'agira de toujours faire en sorte que tout ce qui se passe soit évalué», a affirmé le porte-parole du gouvernement, répondant à la presse sur ce sujet dans la cour de l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres.

Et de rappeler aussitôt: «Il y a une décision de justice, d'un juge, sur cet individu, prise conformément à la loi. Le bracelet électronique avait été imposé, il y a eu un appel du parquet, et décisions ont été prises en fonction des jugements qui peuvent être portés sur chacun des individus». «Nous donnons à la justice toute l'indépendance pour agir, et juger, ça c'est la règle de l'Etat de droit», a-t-il insisté.

12h40 : Bruno Le Roux fustige «la fébrilité» et le «manque de sang-froid» de Nicolas Sarkozy

«La fébrilité de M. Sarkozy et des dirigeants de l'opposition face aux attentats dénote un inquiétant manque de sang-froid au moment où nous avons plus que jamais besoin de lutter au coude-à-coude», a déclaré dans un communiqué Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, alors que le président de Les Républicains a déploré une «action incomplète» de François Hollande contre le terrorisme.

«Débattre de la meilleure stratégie pour vaincre le terrorisme est légitime», poursuit le député, soulignant que le gouvernement «a incorporé beaucoup de propositions de l'opposition» dans les mesures qu'il a fait voter.

«Mais il y a une ligne rouge qu'aucun responsable politique ne peut franchir, c'est la violation de la Constitution, c'est la remise en cause des principes de droit qui fondent notre démocratie», met-il en garde. «Non, la Constitution n'est pas "une argutie juridique" que l'on peut mettre entre parenthèses, même en temps de guerre», réplique-t-il à l'ancien chef de l'Etat.

12h33 : Une marche est prévue jeudi à 17h, de la mairie de Saint-Étienne-du-Rouvray à l'église​

 

12h18 : Le parvis de la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray continue d'être fleuri

 

12h10 : Donald Trump estime que l’attentat «pousse les gens à commencer à penser rationnellement»

 

11h55 : «Nous ne pouvons pas sortir de l’état de droit pour protéger l’état de droit»

«Nous ne pouvons pas alimenter des polémiques engendrées par d’autres alors que nous faisons face à une menace terroriste. Nous ne pouvons pas sortir de l’état de droit pour protéger l’état de droit. Sinon nous aurons consacré la victoire des terroristes», a ajouté Bernard Cazeneuve en réponse à une question sur les déclarations de l'opposition.

11h51 : Le ministre de la Défense promet «une répartition plus importante des forces Sentinelle en province»

Bernard Cazeneuve précise les effectifs mobilisés : «Près de 23.500 policiers, gendarmes, militaires et réservistes.»

Jean-Yves Le Drian promet lui «une répartition plus importante des forces Sentinelle en province. 4000 sont déployés à Paris, 6000 en province.»

11h45 : Point presse de Cazeneuve à la sortie du conseil des ministres

«Nous avons décidé de faire monter en puissance la réserve opérationnelle de la gendarmerie. 2500 Français ont manifesté leur intérêt», a notamment déclaré le ministre de l'Intérieur.


 

11h37 : L'attentat a-t-il révélé une importante filière jihadiste en Normandie ?

 

11h34 : BFMTV adopte la même position que Le Monde sur la publication des portraits de terroristes

 

11h32 : L’église de Saint-Etienne-du-Rouvray toujours inaccessible

 

10h54 : Lancement d’un site pour faciliter les démarches des victimes d’attentats

Un site internet destiné à simplifier les démarches des victimes d’actes de terrorisme a été lancé mercredi, a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes Juliette Méadel. Il permet aux victimes de trouver les coordonnées d’associations, de connaître les démarches à effectuer, ou encore de déposer et suivre une demande d’indemnisation.

Ce guichet unique d’information et de déclaration, accessible sur guide-victimes.gouv.fr, « s’adressera dans un premier temps aux victimes d’actes de terrorisme », puis servira « prochainement de socle aux victimes d’accidents collectifs et de catastrophes naturelles ».


 

10h40 : L'Arabie saoudite condamne l'attentat

«Le royaume saoudien condamne dans les termes les vifs l'attaque terroriste» contre l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest), a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères d'Arabie saoudite.

Dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa, le porte-parole a ajouté que «ce lâche acte terroriste est rejeté par la religion musulmane qui enjoint de protéger les lieux de culte et interdit leur profanation».

Cet attentat est «contraire à toutes les religions, les valeurs et préceptes humains, et toutes les conventions et traités internationaux», a encore dit le porte-parole, dont le pays abrite les deux premiers lieux saints de l'islam, à La Mecque et Médine.

10h30 : Le Conseil des ministres a commencé vers 10h15

 

10h17 : « Je connaissais un des terroristes. Il avait mon âge. Il habitait le quartier», a raconté un jeune de Saint-Etienne-du-Rouvray à notre journaliste

 

10h13 : Conseil de défense à l'Elysée

Un Conseil de défense et de sécurité a commencé vers 08h45, après la rencontre entre François Hollande et les représentants des cultes, a indiqué l'Elysée.


Etaient présents le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, mais aussi les responsables de la police, de la gendarmerie, des services de renseignement et le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers.

Le chef de l'Etat avait déjà réuni quatre conseils de défense après l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts le 14 juillet. François Hollande doit présider dans la foulée un Conseil des ministres largement consacré au drame de Saint-Étienne-du-Rouvray.

10h11 : Treize suspects de jihadisme soumis au bracelet électronique

Treize personnes seraient actuellement surveillées à l'aide d'un bracelet électronique en France en lien avec des affaires de jihadisme, selon Reuters qui cite le ministère de la Justice.

Dans le détail, sept personnes sont mises en examen et en attente de jugement, assignées à résidence sous surveillance électronique, et six individus sont placés sous surveillance électronique après avoir été condamnés, a indiqué la chancellerie à l'agence britannique.

10h04 : Boubakeur suggère une réforme des institutions de l'islam en France

«Il y a un contresens des valeurs. Nous avons espéré que dans l'avenir, ce serait l'heure pour les musulmans de prendre conscience de ce qui ne va pas dans cette vision mondiale de l'islam et que les musulmans de France soient à l'initiative... à l'initiative d'une formation de nos religieux beaucoup plus attentive, et que de ce fait, un sentiment aussi d'une certaine réforme dans nos institutions soit à l'ordre du jour» a affirmé Dalil Boubakeur sur le perron de l'Elysée à l'issue d'une rencontre entre François Hollande et la conférence des représentants des cultes.

Au centre, le recteur de la grande mosquée de Paris (GMP) Dalil Boubakeur
Au centre, le recteur de la grande mosquée de Paris (GMP) Dalil Boubakeur - BERTRAND GUAY / AFP

 

10h : Le parcours de radicalisation du premier assaillant identifié

 

9h56 : François Fillon parle de «guerre mondiale» et demande «la création d'une armée numérique»



 

9h48 : La cellule psychologique de Saint-Etienne-du-Rouvray toujours ouverte ce mercredi

 

9h44 : A l'issue de la réunion avec Hollande, les représentants des cultes demandent une sécurité renforcée sur les lieux de prière

Les représentants des cultes ont demandé mercredi à François Hollande que les lieux de culte fassent «l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue» de la part des autorités en matière de sécurité, a rapporté le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

«Nous avons profondément souhaité, les uns et les autres, que nos lieux de culte (juifs, chrétiens, musulmans...) soient l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue, puisque même le plus humble des lieux de culte est aussi l'objet d'une agression, alors que cette ville de Saint-Etienne-du-Rouvray avait offert le terrain à la mosquée qui aujourd'hui (y) exerce», a-t-il déclaré.

9h21 : Boubakeur fait part de la «sidération» des musulmans devant «un sacrilège blasphématoire»

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur fait part du «deuil profond», de la «sidération» des musulmans devant «un sacrilège blasphématoire». Il suggère également une «réforme» des «institutions» de l'islam en France., ainsi qu'une sécurité renforcée des lieux de culte.

9h16 : Dans un éditorial, Le Monde indique ne plus vouloir publier de photos des auteurs d'attentats

«A la suite de l’attentat de Nice, nous ne publierons plus de photographies des auteurs de tueries, pour éviter d’éventuels effets de glorification posthume. D’autres débats sur nos pratiques sont en cours», écrit Jérôme Fenoglio, directeur de la rédaction du quotidien. A lire ici.

9h11 : Les différentes unes de la presse nationale et régionale ce mercredi

 

8h56 : La Constitution, pas «une argutie juridique», répond Cazeneuve à Sarkozy

«Il ne s'agit pas d'arguties juridiques. Un ancien président de la République ne peut pas dire que le respect de la Constitution (...), que le respect des principes républicains est une argutie juridique, non, c'est un devoir moral», a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Europe 1.

Alors que le président du parti Les Républicains a demandé mardi à l'exécutif «de mettre en oeuvre toutes les propositions» que la droite a «présentées depuis des mois, sans délai», et à renoncer aux «arguties juridiques», Bernard Cazeneuve a répondu que le gouvernement avait «pris beaucoup de propositions de l'opposition», citant par exemple le blocage administratif des sites internet appelant au terrorisme.

«Des mesures ont été prises dans le cadre de loi de juin 2016», a rappelé le ministre : le «durcissement des conditions de détention provisoire», le «durcissement des conditions d'aménagement de peine» et la «perpétuité effective» pour les terroristes qui sont condamnés.

8h32 : Report de la présentation du projet de prélèvement de l'impôt à la source

La communication sur le projet de prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, prévue mercredi en Conseil des ministres, a été reportée en raison de l'attentat dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a indiqué Bercy.

 

8h30 : «Pas de lien» entre le gardé à vue et l'attentat à ce stade

Le mineur placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attaque n'a «pas de liens» avec l'attentat d'après les premiers éléments de l'enquête, a indiqué Bernard Cazeneuve sur Europe 1.

A la question de savoir s'il a apporté un soutien logistique aux deux jihadistes qui ont égorgé un prêtre et gravement blessé un paroissien, le ministre de l’Intérieur a répondu: «Apparemment non, mais je suis encore une fois très prudent, (...) nous en saurons plus dans les heures qui viennent».

Bernard Cazeneuve a précisé que le jeune homme «avait été placé dans le cadre de l'état d'urgence en assignation à résidence en fin de semaine dernière par la préfète».

8h24 : Début de la réunion oecuménique à l'Elysée

La réunion entre François Hollande et les représentants des cultes a commencé mercredi matin vers 8h à l'Elysée.

La conférence des représentants des cultes réunit les Eglises catholique, orthodoxe, protestante, ainsi que les représentants de l'islam, du judaïsme et du bouddhisme en France. «Nous devons être ensemble», a justifié mardi le président de la République.

8h21 : La gauche «tétanisée» pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy estime que les attentats de janvier 2015 ont «sidéré» la gauche qui aujourd'hui est «tétanisée» et «se refuse à vraiment faire bouger les lignes de droit pour l'adapter à l'ampleur de la menace», dans un entretien publié sur le site du Monde.

«La violence et la barbarie ont sidéré une partie de la gauche française en janvier 2015. Tous ses repères se sont évanouis et elle s'est accrochée à un discours qui ne correspond plus à la réalité», dénonce l'ancien chef d'Etat au lendemain de l'attentat.

«Elle a continué à appliquer le désarmement pénal mis en place par (l'ancienne ministre de la Justice) Christiane Taubira, alors même que nous avions besoin de plus de sévérité dans l'application des peines», accuse-t-il.