VIDEO. Sécurité à Nice: Qui a vraiment eu au téléphone la policière qui accuse l'Intérieur de pressions?

SECURITE La policière municipale ne change rien à sa version, mais selon Europe 1, elle n'aurait pas eu affaire à un membre du ministère de l'Intérieur...

O. P.-V.

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La policière municipale, Sandra Bertin donne une conférence de presse, le 24 juillet 2016 à Nice
La policière municipale, Sandra Bertin donne une conférence de presse, le 24 juillet 2016 à Nice — VALERY HACHE AFP

« Je suggère à la policière municipale de donner les noms », a insisté le député PS Benoît Hamon sur France Info ce lundi matin. C’est bien en cours. Le nom sera donné et très rapidement, a indiqué la veille Sandra Bertin. Si elle est certaine d’avoir été en contact avec une personne du cabinet du ministère de l’Intérieur, Europe 1 affirme que son interlocuteur était une commissaire de police travaillant à l’état-major de la direction centrale de la sécurité publique. 20 Minutes fait le point.

Sandra Bertin, en charge du Centre de supervision urbain de Nice et qui qui a accusé le ministère de l’Intérieur de pressions, a déclaré dimanche sur France 2 qu’elle allait révéler l’identité de la personne du ministère qui lui aurait demandé de modifier son rapport sur le positionnement des forces de l’ordre le soir de l’attentat sur la promenade des Anglais. « Le commissaire était en communication téléphonique avec cette personne, qui a décliné son identité, qui ne sera pas révélée ce soir mais qui le sera très prochainement, puisque toutes les pièces seront remises à la justice », a-t-elle souligné. Et d’ajouter : « Cette personne a bien confirmé être du cabinet du ministère de l’Intérieur ».

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Une version modifiable pour pouvoir faire du copier-coller

Pourtant, selon des informations d’Europe 1, son interlocuteur au téléphone était en réalité une commissaire de police travaillant à l’état-major de la direction centrale de la sécurité publique et non un membre du cabinet de Bernard Cazeneuve. La demande serait plutôt banale selon la radio privée, le but étant de « centraliser les informations sur tous les principaux faits qui surviennent en France ». Si une version « modifiable » a été demandée, c’est simplement pour pouvoir faire du copier-coller, et reprendre tels quel des éléments transmis par la police municipale dans la note d’information de la sécurité publique, indique ainsi Europe 1.

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Le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone ont juré qu’aucun membre du cabinet du ministère n’était lié à cette polémique. Bernard Cazeneuve a annoncé porter plainte contre la policière municipale, déclarant : « Je connais la vérité. Je sais que jamais un membre de mon cabinet n’a été en contact avec Sandra Bertin. »