Attentat de Nice: La justice aurait demandé à la mairie de supprimer 24h de vidéosurveillance

ATTENTAT DE NICE Après une demande orale le lendemain de l’attentat, une réquisition judiciaire aurait été envoyée à la ville de Nice selon « Le Figaro » et « Nice-Matin »…

O. P.-V.

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Deux officiers municipaux patrouillent sur la Promenade des Anglais de Nice (Alpes-Maritimes), le 18 juillet 2016.
Deux officiers municipaux patrouillent sur la Promenade des Anglais de Nice (Alpes-Maritimes), le 18 juillet 2016. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Nouvelle polémique en vue. Selon Le Figaro, la sous-direction antiterroriste a ordonné à la mairie de Nice, en s’appuyant sur le Code pénal, la destruction de 24h d’images provenant de six caméras, et de tous les passages depuis le début de l’attentat sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet au soir.

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Selon Nice-Matin, la demande avait été verbalisée dès le lendemain auprès du centre de supervision urbain de Nice. Celui-ci supprime normalement automatiquement au bout de dix jours les images qu’il possède, mais la loi permet de les conserver jusqu’à un mois après. L’avocat de la mairie, joint par le quotidien local, a déclaré qu’« afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l’enquête antiterroriste en cours », il a demandé la mise sous séquestre de ces images.

Selon le parquet de Paris, cité par Le Figaro, la raison invoquée est d’« éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images ».