Starbucks et McDonald’s bloquent l’accès au porno sur leurs réseaux Wifi

WEB Les associations de protection de l’enfance américaine réclamaient un contrôle des sites accessibles depuis le Wifi de ces chaînes de restaurants…

Audrey Chauvet

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Une cliente d'un restaurant Starbucks.
Une cliente d'un restaurant Starbucks. — RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

Un frappuccino avec beaucoup de crème, c’est la seule gâterie que pourront désormais s’offrir les clients des restaurants Starbucks. D’après le site CNNMoney, les associations de protection de l’enfance américaines ont réussi à faire plier le géant de la restauration rapide : Starbucks s’est engagée à bannir l’accès aux sites pornographiques à partir du Wifi gratuit fourni aux clients dans tous ses restaurants du monde.

Bloquer les contenus pédopornographiques

McDonald’s avait déjà banni depuis jeudi l’accès aux sites porno dans ses restaurants britanniques et devrait le faire dans toutes ses implantations prochainement : « McDonald’s s’engage à fournir un environnement sain à ses clients. Nous n’avons pas eu de plaintes de la part des clients mais nous avons saisi l’opportunité, cohérente avec nos objectifs, de fournir une expérience agréable aux familles », a déclaré un porte-parole de la chaîne de fast-food.

Les associations, notamment Enough is enough et le National center on sexual exploitation, qui réclamaient le contrôle du Wifi public ne visaient pas tant les images pornographiques que les sites de trafic d’enfants ou de pédophilie. D’après les associations, l’anonymat permis par les réseaux Wifi favoriseraient l’accès à ces sites.

Brigitte Lahaie, qui milite aux côtés de l’association Ennocence contre l’accès à la pornographie chez le jeune public, reconnaît qu’il y a un risque d’amalgame « dû à l’ignorance » entre visionnage de films porno et pédophilie mais soutient la mesure prise par Starbucks et McDonald’s : « Cela démontre une prise de conscience sur la déferlante du porno. J’ai longtemps milité contre toute censure mais après avoir entendu des hommes de 25-30 ans qui n’arrivent plus à faire l’amour aux femmes car ils se sont trop masturbés, j’en viens à penser que la sexualité ne doit pas être un produit de consommation et que le porno doit rester un support à fantasmes. »