Hautes-Alpes: Un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances

FAITS DIVERS Les circonstances de ces agressions restent à déterminer, indique le procureur de la République des Hautes-Alpes...

N.Beu. avec AFP

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Google map de Laragne, dans les Hautes-Alpes.
Google map de Laragne, dans les Hautes-Alpes. — GOOGLE

Dans des circonstances qui restent encore floues, un homme de 37 ans a blessé à l’arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances à Garde-Colombe (Hautes-Alpes). « Le motif de l’agression est très flou », a déclaré Raphaël Balland, procureur de la République de Gap.

La mère de 46 ans et ses trois filles, âgées de 8 à 14 ans, ont été conduites à l’hôpital. La plus jeune des filles a été héliportée en état d’urgence absolue vers l’hôpital de Grenoble mais son pronostic vital n’était plus engagé en milieu d’après-midi, a-t-elle ajouté. Les trois autres victimes sont hospitalisées à Gap. L’homme a été placé, lui, en garde à vue.

Le suspect, en vacances avec sa femme et ses enfants

L’agression a eu lieu à 9h30 au village vacances famille (VVF) de Garde-Colombe, près de Sisteron. Le suspect, un homme de 37 ans, originaire de la région parisienne, a pris la fuite après avoir donné plusieurs coups à l’arme blanche à ses victimes mais a été rattrapé par les gendarmes qui l’ont placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de Gap. L’arme a été retrouvée, il s’agit d’un petit couteau pliable, a indiqué le procureur de la République.

Le suspect était en vacances avec sa femme et ses enfants au VVF, tout comme les victimes. Selon une source proche de l’enquête, l’auteur des coups est né au Maroc. Il est connu des services de police pour des faits de droit commun, dont le plus récent date de 1999, mais pas des services de renseignement. « Aucune parole à connotation religieuse n’a été prononcée », a par ailleurs précisé le procureur, ajoutant que cette agression n'était «en aucun cas motivée par les tenues vestimentaires des victimes, court-vêtues ou autres».

Une cellule psychologique a été mise en place dans le VVF, qui compte une quarantaine de logements, pouvant accueillir environ 180 personnes.