La Réunion: Deux «fichés S» refusés à bord d'un avion

TRANSPORTS Ces deux personnes, qui ne se connaissaient pas, ont voulu venir en métropole le même jour...

20 Minutes avec AFP

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Photo d'un Airbus A330 de la compagnie aérienne française Corsair, prise le 13 novembre 2013 dans un lieu non précisé
Photo d'un Airbus A330 de la compagnie aérienne française Corsair, prise le 13 novembre 2013 dans un lieu non précisé — Mathieu Garcia Corsair

Un commandant de bord a refusé d’embarquer deux passagers sur un vol au départ deLa Réunion : il avait appris qu’ils étaient «  fichés S », a-t-on appris lundi de sources judiciaires et auprès de la compagnie aérienne.

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Les faits se sont produits début juin, mais n’ont été révélés que dimanche soir d’abord par la presse locale. Ils ont été confirmés par des sources proches de l’enquête ainsi que par Corsair.

C’est une pure coïncidence si les deux passagers, deux hommes, ont décidé de prendre le même vol en direction de Paris. Les enquêteurs ont établi qu’ils ne se connaissent pas et qu’il n’existe aucun lien entre eux.

Coïncidence

L’un, ressortissant algérien habitant dans l’ouest de l’île, devait se rendre dans son pays pour raison familiale. Le second, originaire du Moyen-Orient, voulait aller en Métropole.

Les deux hommes ont été identifiés comme étant « fichés S » lors des formalités de police aux frontières à l’aéroport Roland-Garros situé à Sainte-Marie (nord de l’île). Leur niveau de signalement dans le fichier S (pour « sûreté de l’Etat ») n’impliquant pas une interdiction de voyager ou de sortir du territoire, les deux hommes ont pu entrer en salle d’embarquement.

Une centaine de personnes sont « fichées S » à La Réunion

C’est à ce moment-là que l’information sur leur fichage a été portée à la connaissance du commandant de bord. Autorisé à prendre toutes les mesures qu’il juge utiles pour que son vol se déroule dans de bonnes conditions, le commandant a décidé de leur interdire l’accès à l’avion. Les bagages des deux hommes ont été débarqués.

La décision du commandant de bord a provoqué la colère des deux. L’homme originaire du Moyen-Orient a finalement pris un vol deux jours plus tard, tandis que l’autre passager n’a pris aucun avion.

Au total, un peu moins d’une centaine de personnes sont « fichées S » à La Réunion, a indiqué une source proche de l’enquête.