Vacances à la cool #1: Comment gérer les relous... dans le train?

SERIE 1/4 Cet été, « 20 Minutes » vous livre les conseils d’experts et d’internautes pour supporter les insupportables en vacances…

Delphine Bancaud

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Une attitude fréquente et crispante d'un  passager dans le train.
Une attitude fréquente et crispante d'un passager dans le train. — SSIERAKOWSKI/ISOPIX/SIPA

A vous les grasses matinées, les petits-déjeuners dignes de la pub de l’ami Ricoré, la bronzette sur le transat, les virées nocturnes… Oui, mais avant, il faudra passer par la case train. Et cela risque de ne pas être un sas de décompression entre l’ambiance de la ville et celle des vacances. Tout ça à cause des enquiquineurs qui sévissent dans les wagons, auxquels 20 Minutes a choisi de s’intéresser pour ce premier article de sa série d’été « Comment gérer les relous ».

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Le top des situations les plus crispantes

A peine monté dans le train, vous voilà confrontés au bal des casse-pieds. Ginette a l’air paniqué en cherchant sa place, comme si elle jouait sa vie. Et Robert a décidé d’occuper pile poil le siège indiqué sur son billet (juste à côté de vous), même si les trois quarts du wagon sont libres. Quant à Micheline, elle squatte l’allée centrale pendant cinq minutes pour placer tous ses bagages au-dessus d’elle, de peur qu’on lui en vole un. Et tant pis si les autres poireautent…

Dans la vraie vie, vous adorez les enfants. Mais dans le train, avouez que c’est une autre histoire. Votre cauchemar absolu, c’est de tomber à côté d’une famille nombreuse dans le wagon. Entre les odeurs de couche sale du petit dernier, le caprice de la cadette et les cris stridents de l’aîné, il y a de quoi « péter une durite ».

Le boucan quand on a cinq heures à tenir sur un siège, ça devient vite insupportable. Alors entre Kevin qui raconte ses amourettes de vacances à son copain sur le portable ou Nathalie qui joue à Candy crush sans couper le son de son smartphone, vous seriez tenté de leur hurler « silence ! ». Mais votre classe de tous les instants, vous permet juste de les fusiller du regard. Trop subtil pour eux apparemment, car ils n’ont pas l’air d’avoir compris…

Super-crispants aussi les voisins de train qui ont des tics, type raclement de gorge, respiration de bœuf, tripotage de cheveux, bâillements toutes les 10 secondes, tremblements de jambe… Et une fois qu’on a repéré leurs manies, plus possible de s’en détourner l’esprit. C’est de la torture mentale !

Il est midi pile. C’est l’heure où les relous qui ont une horloge dans le ventre entrent en action. Et les voilà qui déballent leurs sandwichs au pâté de foie ou leurs œufs durs puants. Dommage pour vous qui aviez déjà un peu mal au cœur.

Après le déjeuner, pourquoi ne pas piquer un petit roupillon, lové dans le siège made in SNCF ? Mais c’était sans compter sur vos voisins, qui ont décidé de s’engager dans une discussion fleuve sur le dernier épisode de Game of Thrones.

Les astuces pour s’en débarasser

Pour éviter d’être scotché par un voisin alors que le train est vide, la bonne technique est de prendre une place dans le sens inverse de la marche du train.

Mais comment esquiver les gamins hurlants, demandez-vous ? Mieux vaut prendre une place en première, car ils devraient y être moins nombreux. Choisissez aussi les places isolées et non celles qui sont dans des carrés. Mais, si le jour de votre voyage vous vous retrouvez quand même à côté d’une armée de bambins survoltés, pas de panique. Vous pouvez trouver sans doute l’exil dans le wagon d’à côté ou à la voiture-bar.

Idem pour éviter les relous qui se font péter les tympans avec de la musique. Courage, fuyez !

Un de nos lecteurs, Persée, qui a répondu à notre appel à témoins sur Facebook a aussi une autre solution avec « ceux qui écoutent leur musique sans haut-parleurs et la mettent plus fort quand vous leur demandez poliment de baisser… Une astuce ? Se mettre à côté d’eux, allumer son smartphone et faire la même chose qu’eux… Ils baissent le son tout de suite », affirme-t-il. « Ouais, il faut toujours avoir un bon vieux AC/DC dans sa playlist », renchérit Patrick. Quant à Charlotte, elle a une méthode plus radicale pour calmer les fous du téléphone : « Pour les gens qui racontent leurs histoires de "Jean-Marie et Hélène ont perdu leur caniche ou lala, il avait 17 ans" généralement je dis "next" quand la conversation dure plus de 5 minutes. Car pour ça il y a des espaces prévus pour cela », souligne-t-elle.

Pour arrêter de focaliser sur votre voisin de train qui a des tics insupportables, une solution : écoutez de la musique pour zapper les bruits de fond et fermez les yeux. Les pollutions sonores et visuelles devraient vite disparaître.

Et si vous voulez vous soustraire aux odeurs de nourriture nauséabondes, plusieurs solutions. A l’heure des repas, faites un petit bond dans l’espace situé entre deux wagons, histoire d’éviter l’écœurement et de vous dégourdir les jambes. Autre technique : imbibez un foulard ou un vêtement de parfum que vous inhalerez le temps de l’agression nasale.

Restent les vertus du dialogue avec les voisins dérangeants. Vous pouvez toujours leur demander de parler un peu moins fort, de baisser le son de leur musique ou d’éviter de secouer le siège avec leurs pieds. Avec le sourire et un peu d’humour, ça devrait passer !