Attentat de Nice: Yannis, Fatima, Linda, Sean, Mehdi, Daniel... Qui sont les victimes?

TERRORISME Une grand-mère et ses petits-enfants, une touriste suisse, une famille de six personnes... Les victimes ne sont plus plus anonymes...

20 Minutes avec AFP

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La foule se recueille à Nice le 15 juillet 2016 au lendemain de l'attentat sur la Promenade des Anglais
La foule se recueille à Nice le 15 juillet 2016 au lendemain de l'attentat sur la Promenade des Anglais — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AFP

Niçois, familles étrangères en vacances, quinze enfants et adolescents. 86 vies ont été fauchées par l'attentat le 14 juillet au soir à Nice, qui a aussi fait 450 blessés, dont 15 sont toujours hospitalisés. Voici des éléments collectées par l'AFP sur ses 86 vies fauchées. 

  • Un touriste roumain de 34 ans

​Cristian Coman était en vacances à Nice avec sa femme et leur fils de sept ans, gravement blessés mais hors de danger. La famille habitait en Autriche depuis quelques années et Cristian avait insisté pour venir passer les vacances en France, malgré les craintes de sa femme quant à des attentats. 

  • Un couple et leur fils de 12 ans

Françoise Hattermann, son mari Pierre, 56 ans et leur fils E. de 12 ans étaient originaires de Passy, en Haute-Savoie. Originaires de Passy, en Haute-Savoie, ils faisaient partie d'une famille comptant au total six enfants, dont deux autres (une fille de 14 ans et un garçon de 33 ans) ont été blessés. Pierre Hattermann était psychologue à Sallanches, selon l'hebdomadaire local Le Messager. Grièvement blessé dans l'attentat, il est décédé le 4 août, a indiqué l'hôpital Pasteur de Nice. E., qui jouait au hockey sur glace, était «un petit gamin mignon, sympa», a décrit Vicky Lorans, présidente du Hockey Club de Saint-Gervais. Françoise était professeur à l'institut médico-éducatif de Passy.

  • Une retraitée de 77 ans dont la soeur a été amputée

Raymonde Maman, 77 ans. Ancienne gérante d'un bureau de tabac à Nice, boulevard Gambetta.  «C'était une femme très aimée, très vive, très dynamique, qui avait la classe jusqu'aux bouts des ongles, elle ressemblait à Sophia Loren », a expliqué sa nièce. Raymonde Maman était mère de deux garçons. Elle a été fauchée sur le coup par le camion, tandis que sa soeur aînée, Claire, 83 ans a été amputée des deux jambes.

  • Un homme en fauteuil roulant et son épouse

Adib Bousfiha, 51 ans, se déplaçait en fauteuil roulant et était comptable dans une institution accueillant des travailleurs handicapés près de Grenoble. Sa femme Céline, également présente sur la Promenade des Anglais lors de l'attentat, est décédée. Les deux enfants du couple, Laurie, 17 ans, et Mathieu, 21 ans, ont eux survécu à l'attentat.

  • Une artiste niçoise

Laurence Rasteu, une artiste niçoise de 46 ans passionnée de photographie, avait créé une page Facebook, Seen in Nice, où elle postait ses plus beaux clichés. «Amoureuse de ma ville, je veux vous faire partager en images instantanées mes p'tits et grands bonheurs lors de mes déambulations», peut-on lire dans la description. «C'était une belle personne. Elle aimait la photo, la musique, c'était quelqu'un de très sensible», a décrit le père Yves-Marie Lequin, aumônier des artistes de Nice. 

  • Quatre retraités italiens

Mario Casati, 90 ans, de Milan (nord de l'Italie) et sa compagne Maria Grazia Ascoli, 79 ans. Selon le quotidien italien Blitz, Mario Casati avait un appartement secondaire à Nice où il séjournait avec sa compagne. Veufs tous les deux, ils s'étaient connus sur le tard. Ils étaient à Nice avec un couple d'amis, également décédés dans l'attentat. Angelo D'Agostino, 71 ans, et Gianna Muset, 68 ans, de Voghera, près de Pavie (nord-ouest). Ce couple avait également un appartement à Nice et était venu fêter le départ à la retraite d'Angelo D'Agostino, ancien cadre dans l'industrie, selon des médias italiens.

  • Une ancienne étudiante en école de commerce

Camille Murris avait 27 ans. Originaire de Nice, elle avait intégré la Skema Business School de Sophia-Antipolis en 2009. Diplômée de l’école de commerce, elle revenait tout juste d’un long voyage en Amérique latine. Membre de l’association humanitaire Espéranza, elle participait à des projets de rénovation d’écoles, de collectes alimentaires et de sensibilisation contre le sida.

  • Une jeune avocate de 29 ans​ et sa mère

Myriam Bellazouz avait 29 ans. «Elle plaidait chacun de ses dossiers avec talent et avec passion. Elle avait toujours le sourire et jamais je ne l'ai vue s'emporter avec un confrère, sauf à la barre, lorsque les intérêts de son client étaient en jeu», a témoigné le bâtonnier de Nice Jacques Randon. La jeune femme a été tuée avec sa mère Léa «Dany» Mignaçabal, 68 ans, originaire des Pyrénées Atlantiques et kinésithérapeute à la retraite selon La République des Pyrénées​​.

  • Une touriste suisse

Linda Casanova Siccardi, 54 ans, touriste suisse. Cette inspectrice des douanes se trouvait en vacances sur la Côte d’Azur avec son mari Gilles, un Français qui a survécu l’attentat, selon la mairie d’Agno (Tessin, sud), ville dont elle était originaire. Le couple n’avait pas d’enfants.

  • Une étudiante russe

Viktoria Savtchenko, 20 ans, étudiait à l’Université des Finances auprès du gouvernement russe, à Moscou, a indiqué l’établissement dans un communiqué. Elle se trouvait à Nice en vacances avec une amie, étudiante dans la même université. Cette dernière a été blessée d'après le site russe Novosti-24.

  • Une deuxième étudiante russe

Alina Bogdanova, étudiante russe de 27 ans à Perpignan. Elle était allée à Nice pour passer le weekend avec une amie, blessée lors de l'attentat, selon l'université de Perpignan. « Puisse-t-elle reposer en paix et rester auprès de nos coeurs et nos esprits », a déclaré sur Facebook Raymond Brunet, président de l'Institut d'administration des entreprises, où elle étudia

  • Un Belge, ancien de l’armée soviétique

Igor Chelechko, 48 ans, Belge d’origine russe, était un ancien militaire de l’armée soviétique. Père de quatre enfants, il vivait près de la Baie des Anges depuis quelques mois, a indiqué Andrey Eliseev, l’archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice : « C’était un homme très positif. »

  • Une enseignante kazakhe vivant à Anvers

Natalia Otto, la cinquantaine, résidait en Belgique. Cette Kazakhe d’origine russe, enseignante à l’école paroissiale d’Anvers, avait deux filles, dont l’une vivait à Nice. Philologue de formation, « Natalia était une femme très intelligente et gentille, très bonne », selon l’archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

  • Une touriste italienne de 48 ans

Carla Gaveglio, Italienne de 48 ans, était originaire de Piasco, dans le Piémont (nord-ouest), et se trouvait à Nice avec son mari et sa fille, 14 ans, tous deux blessés.

  • Une mère de sept enfants

Fatima Charrihi, Marocaine de 62 ans, mère au foyer de huit enfants (dont une fille morte de la varicelle à l'âge de trois ans). Elle était arrivée à Nice à vingt ans pour rejoindre son mari maçon et avait été femme de ménage. Portant le voile, elle était décrite par son fils Hamza comme «très pieuse et pratiquante». Elle «pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam (...), pas celui des terroristes», a-t-il dit à L'Express, la qualifiant dans Nice-Matin  de «maman extraordinaire».

 

  • Un père américain et son fils de 11 ans

Sean Copeland, 51 ans, père de famille du Texas, salarié d’une société informatique, a été tué avec son fils Brodie, âgé de 11 ans. Selon le quotidien texan American-Statesman, les Copeland passaient des vacances en famille à Nice, après avoir visité Pampelune et Barcelone, en Espagne. Le club de baseball Hill Country, à Austin, dans lequel jouait Brodie, a posté une photo du jeune garçon sur la plage de Nice, envoyée quelques heures avant l’attentat, avec ce commentaire : « Personne ne mérite ce type de destin, surtout pas une famille aussi formidable. »

  • Deux sœurs originaires de Pologne

Magdalena et Marzena Chrzanowska, 21 et 20 ans, deux sœurs de nationalité polonaise, étaient en vacances avec leurs deux autres sœurs qui ont survécu, a indiqué le Père Jan Antol, curé de leur paroisse à Krzyszkowice un village de 2.100 habitants dans le sud de la Pologne. « Elles étaient formidables, très appréciées. Elles aidaient leur père depuis qu’il était veuf. Leur mère est morte il y a quatre ans », a dit le Père Antol, ajoutant que leur père était « traumatisé ».

  • Un commissaire de police en famille

Emmanuel Grout, 48 ans, commissaire de police. Numéro 2 de la police aux frontières (PAF) des Alpes maritimes, en charge notamment de la gestion policière de l’aéroport de Nice Côte d’Azur, il n’était pas en service au moment de l’accident, d'après une source policière. Selon le Point, il était venu assister au feu d’artifice avec sa compagne, elle-même commissaire de police, et la fille de cette dernière, quand il a été fauché par le camion.

  • Trois Tunisiens dont un enfant de 4 ans

Olfa Bent Souayah Khalfallah, une jeune femme tunisienne, était née en 1985, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères. Elle se trouvait avec son fils de quatre ans lorsque l’attentat a eu lieu. Le petit garçon est lui aussi décédé. 

Bilal Labaoui, 29 ans était Tunisien installé à Nice. Selon le ministère tunisien des Affaires étrangères, il était originaire de la ville de Kasserine, dans le centre-ouest du pays. Le soir du drame, il se trouvait en compagnie de son grand frère Walid, qui a réchappé à l'attentat. «C'était un jeune très gentil, généreux», a confié à France Info son cousin, décrivant une personne «passionnée de football» et «qui aimait faire la fête».

  • Le président et entraîneur d’un club d’athlétisme de Bourgogne

Robert Marchand, 60 ans, était président et entraîneur du club d’athlétisme de Marcigny en Saône-et-Loire, dont il était originaire. Marié et père d’une fille, il devait assister le lendemain de la tragédie à un meeting d’athlétisme à Monaco avec d’autres membres de son club, sortis indemnes de l’attaque. Le maire de Marcigny, Louis Poncet, décrit « un homme très dévoué, qui portait les valeurs du sport et qui les inculquait à tous les enfants qu’il entourait. Il a porté notre petit club d’athlétisme à un haut niveau. »

  • Six membres d’une même famille

Michaël Pellegrini, 28 ans, était professeur d’économie au lycée privé des Récollet à Longwy (Meurthe-et-Moselle). Il est mort sur la Promenade des Anglais aux côtés de sa mère, Véronique Lyon, une assistante maternelle de 55 ans, et de ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. C’était « une famille estimée, connue, impliquée dans la vie associative », selon Gérard Didelot, le maire d’Herserange, localité de la banlieue de Longwy où ils habitaient, interrogé par France Bleu.

Les beaux-parents de Véronique, qui les accompagnaient, sont aussi décédés. Gisèle et Germain Lyon, âgés de 68 et 63 ans, vivaient à Bram, dans l’Aude, et étaient « venus passer une soirée en famille », a raconté la maire de Bram, Claudie Méjean, sur la page Facebook de la municipalité. Leur fils Christophe, ancien président du club de rugby de Longwy, installé à Gattières, près de Nice, est le seul survivant de cette famille : il a perdu dans l’attentat son épouse, ses parents, ses beaux-parents et le fils de son épouse, issu d’une première union.

  • Une autre famille décimée

Christiane Fabry, une retraitée de 67 ans, et son compagnon Hugues Mismaque, ingénieur de 49 ans, venus en famille de Puget-sur-Argens (Var). Le fils de Christiane, Bruno Villani, graphiste de 42 ans, est également mort. André R., lycéen de 17 ans, est lui aussi décédé. Il était le fils aîné de Caroline Villani, la soeur de Bruno et fille de Christiane Fabry. Caroline Villani, 44 ans, a été blessée dans l'attentat, et son fils cadet, âgé de 14 ans, s'en est sorti. Selon France Bleu, elle ne compte pas se rendre à l'hommage de samedi.

  • Une tante, son neveu et une adolescente niçoise

Fatima Marzouk, 43 ans, travaillait dans un hôtel à Monte-Carlo. Elle est morte sur la Promenade des Anglais aux côtés de son neveu Mehdi H., 13 ans, fils d'un arbitre de football niçois. La soeur jumelle de Mehdi a été grièvement blessée dans l'attentat. Lors de l'hommage aux victimes du terrorisme rendue le 19 septembre à l'hôtel des Invalides à Paris, Yasmine Bouzergan-Marzouk a rendu un hommage poignant à sa tante et à son cousin Medhi. Elle a expliqué qu'Amie V., 12 ans, fille d’un journaliste du magazine Ressources basé à Nice, «avait passée la journée et la soirée avec notre famille. Elle s'est éteinte à l'hôpital, moins d'une heure après le drame, sous les yeux de ses parents. Elle voulait devenir avocate ou journaliste. Elle était Française. Elle était fragile. Elle était heureuse. Et c'est pour cela qu'elle est tombée.»

  • Un pisciculteur de 44 ans

David Bonnet, 44 ans, pisciculteur. Originaire de Nérondes, dans le Cher, ce père d'une fille de 21 ans s'était installé dans les Alpes-Maritimes à Roquebillière (à 50 km de Nice) avec sa nouvelle compagne, légèrement blessée dans l'attentat. Il était par ailleurs le fils du premier adjoint au maire de Nérondes.

  • Une jeune mère de famille malgache

Mino Razafitrimo, 31 ans, assistante de direction. Installée dans la région niçoise depuis douze ans, cette mère de famille franco-malgache était venue assister au feu d'artifice avec ses deux enfants de quatre et six ans. «Tous deux ont survécu», a précisé un proche de la victime, qu'il décrit comme une personne «joyeuse» et «très impliquée au sein de la communauté malgache de Nice».

  • Une Algérienne dont la fille et le petit-fils ont réchappé miraculeusement

Zahia Rahmouni, 70 ans, retraitée algérienne. Elle était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d’artifice, ont échappé de peu à la mort, selon des médias algériens : quelques secondes avant le passage du camion, le petit garçon aurait en effet échappé à la vigilance de sa mère, qui aurait couru pour le rattraper, s’éloignant ainsi du lieu de l’accident.

  • Une grand-mère et ses deux petits-enfants

Laurence Sahraoui (née Tavet), 49 ans. Cette Française mariée à un Algérien a été tuée avec ses deux petits-enfants, Yanis, sept ans, et Léana, deux ans, venus lui rendre visite pour les vacances. Cette Niçoise, employée de cuisine scolaire, avait selon Le Parisien rencontré son mari alors qu'il travaillait dans un piano-bar de la Promenade des Anglais. Ils venaient de dîner en bord de mer avec d'autres membres de leur famille et une famille très proche, les Toukabri, a raconté  Linda Toukabri, fille d'une autre victime de l'attentat, Mohamed Toukabri.

  • Un Franco-Tunisien

Franco-Tunisien de 58 ans, Mohamed Toukabri, originaire de Tunis, habitait à Nice depuis 30 ans, où il travaillait comme carrossier. «Nous connaissons la famille Sahraoui depuis plus de 20 ans, nous étions intimes. Laurence Sahraoui était la soeur de coeur de ma maman. Il est très important pour nous de dire que nous étions ensemble ce soir là. Nous avons perdu quatre personnes ce soir-là et non une seule», a souligné Linda Toukabri, selon qui son père et Laurence Sahraoui sont morts en tentant de sauver leurs proches.

  • Un étudiant américain de Berkeley

Nicolas Leslie, 20 ans, étudiait à Nice dans le cadre du programme d’échange à l’étranger de son université. « C’est une nouvelle tragique, accablante », a déclaré le président de Berkeley, Nicholas Dirks, après que le FBI a informé les cadres de l’université du décès de l’étudiant. Trois autres étudiants de la même université ont été blessés lors de l’attentat. .

  • Laura B., 13 ans et demi habitante de Nice

- Laura., 13 ans et demi, de Nice. « J’ai perdu ma fille jumelle », a confié son père, Jacques, à BFMTV. « Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa soeur. Quand je la verrai, j’aurais l’impression de la voir ».

  • Roman Ekmaliyan, un Géorgien de 56 ans vivant en Belgique

Roman Ekmaliyan, 56 ans. Géorgien d’origine arménienne, cet homme d’affaires vivait en Belgique. «C’était un homme très intelligent, dans tous les domaines, intéressé par l’histoire, la politique… C’était utile et intéressant de discuter avec lui», se souvient l’archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

  • Kayla, 6 ans et sa mère Elizabeth Cristina de Assis Ribeiro

Elizabeth Cristina de Assis Ribeiro, 31 ans, coiffeuse brésilienne installée depuis 1998 à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud en Suisse. Elle a péri avec K., sa fille aînée de six ans, tandis que son conjoint sauvait leurs filles cadettes de quatre ans et huit mois, a raconté le quotidien helvétique Le Matin. «J'ai toujours l'image de la petite avant les vacances super souriante, elle nous manquera beaucoup», pouvait-on lire parmi les dizaines de messages de condoléances adressés à la famille sur Facebook.

  • Une mère de 33 ans et sa fille S., 2 ans et demi, ainsi que son grand-père

Lyubov Panchenko, 59 ans, sa fille Marina Panchenko, 33 ans, originaires de Pavlodar au Kazakhstan, et sa petite-fille S., 2 ans et demi, née en France, ont péri dans l’attentat, a indiqué le consul Bolat Otegen. «Trois anges nous ont quittés», a confirmé une amie de Marina sur Facebook.

  • Deux lycéennes allemandes et leur prof de 29 ans

Silan Aydin, une lycéenne berlinoise d'origine turque, faisait partie d'un voyage scolaire dans le sud-est de la France.

Sa meilleure amie, Selma A. --identifiée par cette initiale par le Berliner Zeitung, en l'absence de confirmation officielle de son identité--, 18 ans, est également morte, ainsi qu'une enseignante qui accompagnait le groupe, Saskia Schnabel, 29 ans. Silan faisait partie d'une famille de huit enfants. «Silan voulait absolument passer son bac et changer le monde», a déclaré son frère aîné Harun, 33 ans, au journal Bild am Sonntag. «Elle voulait devenir médecin ou scientifique. Elle était studieuse, elle lisait beaucoup, surtout des livres japonais», a-t-il ajouté. Silan et son amie Selma étaient «inséparables», selon lui.

Quant à leur enseignante Saskia Schnabel, elle avait étudié la littérature allemande, l'histoire et les sciences politiques à Bayreuth et Bamberg en Bavière (sud de l'Allemagne), avant d'enseigner l'allemand à Berlin, selon sa grand-mère interrogée par le quotidien Bild.

  • Une jeune fille de 25 ans et son frère de 15 ans

Ludivine, une jeune femme de 25 ans originaire de Guadeloupe était en famille pour le feu d’artifice. Ses parents ont survécu mais pas elle. Son frère Ludovic R., 15 ans, est également décédé. Ludovic «souffrait de symptômes similaires à l'autisme», a dit leur cousin.

  • Une algérienne, mère de quatre enfants

Aldjia Bouzaouit, 42 ans, Algérienne. Cette mère de quatre enfants, née à Sétif, était venue assister au feu d’artifice avec ses proches. « Elle voulait prendre une glace sur la Promenade », a dit à Nice-Matin sa soeur Celoua, 28 ans.

  • Un couple d’enseignants avec la mère de l’un des deux

Odile Caleo et Mathias Billiez, enseignants. Le couple, installé à Nice, était venu assister au feu d’artifice avec leurs trois enfants mais aussi les parents et la soeur d’Odile, selon Nice-Matin. La mère d’Odile, Jocelyne Caleo, est elle aussi décédée dans l’attentat. L’établissement dans lequel travaillait Mathias, un collège privé de Nice, lui a rendu hommage sur son site internet, décrivant un enseignant « très investi et très apprécié » de ses collègues et de ses élèves.

  • Une Arménienne, mère de deux enfants

Narine Gasparyan, 34 ans, de nationalité arménienne. Mariée et mère d’un enfant de deux ans, elle avait déménagé avec son mari récemment à Nice, selon le ministère des Affaires étrangères arménien.«C'était une personne discrète, une mère au foyer qui se consacrait à sa famille», a rapporté le père Krikor Khachatryan, curé des Arméniens du Var, des Alpes-Maritimes et de Monaco.

  • Une mère de 39 ans dont le mari et les enfants ont survécu

Rachel Erbs, 39 ans. Cette mère de deux enfants domiciliée à Cessieu (Isère) était secrétaire et « impliquée dans les activités sportives de la commune », a indiqué André Annequin, adjoint au maire. Son mari er leur fils de 12 ans ont été blessés tandis que leur fille de 6 ans est indemne.

  • Un étudiant ukrainien

Mykhalo (dit Misha) Bazalevskyy, un étudiant ukrainien de 22 ans, poursuivait des études de commerce à l'université canadienne MacEwan, à Edmonton. Misha était présent à Nice dans le cadre d'un programme d'échange estival de trois semaines mené par le European Innovation Academy, en compagnie de quatre autres étudiants de MacEwan et un enseignant, selon le site de l'Université. L'ambassade d'Ukraine à Paris a confirmé sa mort à l'AFP.

  • Une Niçoise de 43 ans

Stéphanie Cesari travaillait dans un casino de Cannes. Cette Niçoise était «très appréciée, portant la joie de vivre», selon ses collègues cités par Nice-Matin.

  • Un garçon de 4 ans

Yanis, 4 ans. Ce garçonnet facétieux et «très en avance» était «un fripon, une canaille, toujours souriant», a raconté son père, Michaël à Nice-Matin. Celui-ci a juste eu le temps de saisir sa femme par le bras pour éviter le camion, jeudi soir sur la Promenade des Anglais. Yanis qui jouait avec d'autres gamins à quelques mètres de là n'a pas eu cette chance. Installée à Nice depuis trois ans, la famille est originaire de Grenoble et a décidé de retourner y vivre selon Le Monde

  • Deux Estoniens

Rickard Kruusberg étudiait, à Tallinn en Estonie. Il participait à un programme d'échanges à Nice. «C'était un jeune homme talentueux qui était allé regarder les feux s'artifices avec ses camarades de l'European Innovation Academy», a déclaré le Premier ministre estonien Taavi Roivas. Ses amis l'ont décrit dans la presse comme intelligent, amical et ambitieux. Deux autres camarades de l'académie ont également été blessés dans l'attaque, selon une porte-parole du ministère estonien des Affaires étrangères. Originaire du nord de l'Estonie, Tatiana Muhamedova, 61 ans, vivait et travaillait à Nice avec son mari, selon les médias estoniens. Ses deux petites-filles les avaient rejoints pour les vacances. «Elle marchait avec ses petits-enfants sur la Promenade niçoise», a confimé le Premier ministre estonien Taavi Roivas. Son mari et une des petites-filles ont été hospitalisés, l'autre est indemne, selon les médias. «C'était une belle personne. Elle aimait la photo, la musique, c'était quelqu'un de très sensible», a décrit le père Yves-Marie Lequin, aumônier des artistes de Nice.

  • Une jeune retraitée

Jacqueline Wurtlin, 64 ans, originaire de Limoges, qu'elle avait quitté il y a quinze ans pour s'installer à Nice, puis à Toulon. Retraitée, elle avait travaillé dans la restauration puis dans un magasin de développement de photographies, selon Le Populaire.​

  • Une retraitée originaire du Nord

Thérèse Michel avait quitté la région de Dunkerque il y a une dizaine d'années pour vivre sur la Côte d'Azur avec sa fille et son mari, décédé il y a un an, selon La Voix du Nord. Elle vivait à Nice à proximité de sa soeur, avec qui elle était de sortie le jour des attentats. Dans la soirée, les deux femmes se sont séparées, sa soeur voulait assister à un concert et Thérèse au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais, où elle a été fauchée par le camion fou. Elle avait deux petits-enfants.

  • Une Niçoise de 57 ans

La Niçoise Marie-Pierre Viale aimait la musique. Elle avait 57 ans, elle était choriste soprano et faisait partie des Voix de Nice.

  • Une jeune mère de 25 ans et son fils de 7 ans

Rémédios B., Niçoise de 25 ans, est morte près de Joseph, son petit garçon de 7 ans. Elle était descendue sur la Promenade des Anglais avec sa mère et ses deux plus jeunes filles, et son mari les avait rejoints pour le feu d'artifice, selon Paris-Match.

  • Un couple de retraités

Lionel Deforge, 70 ans, un ancien commerçant, et Sylviane Noailland-Rault-Roux, 79 ans, vivaient dans la région niçoise. «Après un bon repas en famille, ils sont partis tous les deux, main dans la main, heureux d'être ensemble pour se rendre au feu d'artifice de Nice sur la promenade des Anglais ce 14 juillet 2016, fête nationale, a témoigné auprès de Nice-Matin la sœur du défunt, Ghislaine. Mais ils n'en sont jamais revenus. Ils sont partis brutalement, sans souffrir, retrouver à jamais les anges de la baie.»

  • Un militaire de 43 ans

Hervé Chadeau était caporal-chef dans un régiment d'artillerie de Marine du Var. «Petit homme vaillant et courageux, il nous a quittés. Il laisse un vide immense dans nos coeurs», a témoigné un de ses amis sur les réseaux sociaux.

  • Patricia Zanon

Agée de 62 ans, cette femme qui vivait dans l'Oise, s'était rendue avec son mari dans le sud et des amis comme chaque année pour quelques jours.  Son mari s'en est sorti indemne, mais l'un de leurs amis a été blessé. Selon Le Parisien, Patricia avait un fils d'une première union. Tous deux font partie des 86 victimes, dont le nom figure sur la façade de l'Hôtel de Ville de Nice.