Conférence de presse de Marine Le Pen, le 16 juillet 2016.
Conférence de presse de Marine Le Pen, le 16 juillet 2016. — Facebook

POLITIQUE

Attentat de Nice: Marine Le Pen dénonce les «carences gravissimes de l’Etat»

La présidente du Front national s'est exprimée au surlendemain de l'attaque, qui a fait au moins 84 morts et des dizaines de blessés...

« Dans n’importe quel pays du monde, un ministre [de l’Intérieur] au bilan aussi épouvantable que Bernard Cazeneuve - 250 morts en 18 mois - aurait démissionné depuis longtemps. » Marine Le Pen a violemment dénoncé ce samedi les « carences gravissimes de l’Etat dans sa mission première, la protection de nos compatriotes », après  l’attentat meurtrier de Nice.

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Lors d’une conférence de presse au siège du parti d’extrême droite, à Nanterre, la présidente du Front national a estimé que l’attentat de Nice était « la conséquence d’une idéologie meurtrière qu’on laisse se développer dans notre pays : l’idéologie du fondamentalisme islamiste ». Elle est, a-t-elle assuré, la conséquence « du fatalisme » du gouvernement et du « renoncement à l’autorité de l’Etat ».

« J’entends un discours de renoncement »

« Quand on nous dit qu’il s’agit d’actes imprévisibles » ou attribués « à la seule folie humaine (…), quand un Premier ministre nous dit que nous devons nous habituer aux attaques terroristes, quand un autre responsable nous dit que le problème ne pourra être réglé que sur plusieurs générations, j’entends un discours de renoncement qui ne peut inciter la population qu’au défaitisme, au découragement et à l’angoisse », a-t-elle ajouté.

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« Il est aussi inadmissible d’entendre l’opposition donner des leçons », a-t-elle dit en visant Les Républicains, elle qui est aussi « profondément responsable du chaos que connaît notre pays, parce qu’elle avait désarmé l’Etat en affaiblissant considérablement nos forces de police et de renseignement, parce qu’elle était aussi immigrationniste, parce qu’elle avait mené une politique étrangère suicidaire », a dénoncé la présidente du FN.

« Une telle crise doit nous amener à dire : Hollande, Valls, Cazeneuve, Sarkozy, et consorts, plus jamais ça, plus jamais eux, plus jamais une telle incapacité, plus jamais un tel renoncement au pouvoir », a-t-elle conclu, plaidant aussi pour « éradiquer l’islamisme radical ».