Attentat de Nice: Quels sont les moyens prévus par le plan Orsec et le plan Blanc?

URGENCE Dès jeudi soir, ces deux mesures d'urgence ont été mises en place par les autorités... 

Coralie Lemke

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Deux pompiers mobilisés après l'attaque survenue à Nice.
Deux pompiers mobilisés après l'attaque survenue à Nice. — C. PARIS/AP/SIPA

Le gouvernement a déclenché le plan Orsec et le plan Blanc jeudi soir après l’attentat perpétré à Nice qui a fait au moins 84 morts. Deux plans d’urgence pour prendre en charge les blessés et répondre à la gravité de la situation.

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Les services de secours mobilisés par le plan Orsec

Mis en place dès jeudi soir,le plan Orsec désigne l’Organisation de la réponse de sécurité civile. Il implique « des acteurs publics et privés », comme l’explique Phillipe Blanc, chef de la section Orsec à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, sur le site du ministère de l’Intérieur. Déclenché par le maire, le préfet du département ou le préfet de police, il peut concerner tous les services de secours : les sapeurs-pompiers, le SAMU, les forces de l’ordre.

Ce plan vise à « déterminer les procédures d’urgence à engager en vue de remédier aux conséquences d’un événement catastrophique entraînant ou pouvant entraîner de nombreuses victimes et d’autre part les moyens, notamment médiaux, à affecter à cette mission », précise le ministère.

Concernant les événements dramatiques survenus hier soir à Nice, « la priorité est à la prise en charge des victimes » selon Pierre-Henry Brande, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

La première mouture de cette mesure remonte à 1952. Elle a depuis été utilisée aussi bien pour des catastrophes naturelles, comme lors de la tempête de 1999, que pour des catastrophes industrielles, comme en 2001, lors de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse.

Le Plan Blanc au CHU de Nice

Le Centre hospitalier universitaire de Nice a, lui, déclenché le Plan blanc, avec la mise en place d’une ligne téléphonique pour les familles (le 04 93 72 22 22). Cette réponse d’urgence ne concerne que les hôpitaux. Le Plan blanc est « réservé à un événement exceptionnel à conséquences sanitaires graves, dépassant les capacités immédiates de réponses adaptées », selon le rapport plan Blanc et gestion de crise publié par le ministère de la Santé.

Concrètement, il permet de répondre à un afflux massif de victimes. L’ensemble du personnel des hôpitaux concernés est mobilisé pour prendre en charge les blessés. Cette mesure avait déjà été utilisée lors des attentats du 13 novembre survenus à Paris. De nombreux médecins et professionnels de santé avaient été rappelés pour venir prêter main-forte à leurs collègues. D’autres étaient spontanément venus proposer leur aide.