Attentat à Nice: François Hollande prolonge de trois mois l'état d'urgence et fait appel à la «réserve nationale»

SOCIETE L'opération Sentinelle mobilisant 10.000 militaires, en plus des gendarmes et des policiers, se poursuit aussi...

B.V. avec AFP

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François Hollande prend la parole le 15 juillet dans la nuit
François Hollande prend la parole le 15 juillet dans la nuit — TF1 / AFP

Le président François Hollande a annoncé vendredi la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait initialement s'achever le 26 juillet, après l'attentat meurtrier de Nice. «J'ai décidé que l'état d'urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, sera prolongé de trois mois», a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée en pleine nuit. «Un projet de loi sera soumis au Parlement d'ici la semaine prochaine», a-t-il précisé.

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Lors de son interview du 14 juillet, une dizaine d'heures plus tôt, le président avait confirmé son intention de ne pas prolonger l'état d'urgence au-delà du 26 juillet. Décrété par le chef de l'Etat après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts, le régime d'exception de l'état d'urgence a été prolongé trois fois, en novembre, février et mai.

Dans un communiqué envoyé à l'AFP vendredi, Nicolas Sarkozy a jugé «indispensable de prolonger l'état d'urgence». «Face à la barbarie terroriste et à des individus prêts à tout pour frapper la France et les Français, il est indispensable de prolonger l'état d'urgence et de l'utiliser pleinement pour assurer la sécurité et la protection des Français», écrit l'ancien président.

«Nous sommes dans une guerre qui va durer, avec une menace qui se renouvelle sans cesse. L'adaptation et le renforcement en permanence de notre dispositif de lutte contre le terrorisme islamiste restent une priorité absolue. Une fermeté et une vigilance exceptionnelle de chaque instant et pendant longtemps seront nécessaires. Plus rien ne peut être comme avant», poursuit M. Sarkozy.

Appel à la réserve opérationnelle

De plus, François Hollande a annoncé, avant même le conseil restreint de sécurité et de défense qu'il réunira à 09h à l'Elysée, le maintien «à un haut niveau de l'opération Sentinelle», rappelant qu'elle mobilisait «10.000 militaires, en plus des gendarmes et des policiers».

Fait exceptionnel, le président de la République a également annoncé sa décision «de faire appel à la réserve opérationnelle» constituée d'ancien militaires ou gendarmes, «en particulier pour le contrôle des frontières».