Défense: La France se retire de Centrafrique et se renforce en Irak

ARMEES En chef des armées, François Hollande a fait le point ce mercredi sur la politique de défense du pays...

C.Q. avec AFP

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Francois Hollande et son ministre de la Défense,  Jean-Yves Le Drian, le 13 juillet 2016.
Francois Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 13 juillet 2016. — AFP

Face à Daesh et au Brexit, la France rebat les cartes de sa politique de défense. François Hollande a fait le point ce mercredi dans un discours au ministère de la Défense.

Renforcement du soutien aux forces irakiennes

« Nous allons encore intensifier le concours de l’armée de Terre pour soutenir les Irakiens dans la perspective de la reconquête de Mossoul », a déclaré le président de la République. Environ 300 à 400 soldats français forment déjà des forces irakiennes à Bagdad et des peshmergas kurdes dans le nord de l’Irak, parfois au plus près de la ligne de front, sans prendre part toutefois directement aux combats.

« Le groupe aéronaval avec le porte-avions Charles de Gaulle sera de nouveau déployé au sein de l’opération Chammal à l’automne car nous devons frapper et détruire ceux qui nous ont agressés, ici, en janvier et en novembre 2015 », a ajouté le chef de l’Etat en référence aux attentats de Paris.

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Retrait de la Centrafrique

Si la France s’apprête à renforcer sa présence en Irak, elle va au contraire quitter définitivement la Centrafrique, malgré le regain de violences dans ce pays. François Hollande a confirmé que l’opération Sangaris, lancée en 2013 sur fond d’affrontements intercommunautaires, prendrait fin en octobre. La France maintiendra cependant sa présence au Sahel face aux groupes djihadistes « dans les mois qui viennent ».

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Défense européenne

Face au défi du Brexit - le Royaume Uni étant avec la France une des deux puissances militaires du continent - et aux enjeux sécuritaires de plus pressants aux frontières de l’UE, Paris va proposer une initiative pour renforcer la défense européenne. « Je constate aussi que nos amis allemands y sont prêts. Nous pourrons donc porter ensemble cette initiative », a noté François Hollande, alors que Berlin a dit vouloir profiter du départ britannique pour relancer l’Europe de la Défense.

Sécurité intérieure

Sur le front intérieur, l’opération Sentinelle, dont l’utilité a été questionnée, va être ramené à 7 000 hommes contre un millier « mais c’est une opération qui va se poursuivre parce qu’elle est indispensable », a confirmé François Hollande.