Le professeur Henri Joyeux, radié par l'Ordre des médecins, va faire appel

VACCINS Le cancérologue montpelliérain avait fait l’objet d’une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins en juin 2015…

H. B.

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Le professeur Henri Joyeux le 17 août 2011.
Le professeur Henri Joyeux le 17 août 2011. — MEHDI FEDOUACH

Le professeur Henri Joyeux compte bien se défendre. Le médecin, à l’origine d’une pétition controversée sur les dangers de certaines vaccinations, vient d’être radié de l’Ordre des médecins à compter du 1er décembre. Ce mardi matin, il a indiqué sur RTL qu’il allait faire appel.

« Cette décision vient directement du ministère de la Santé et du Conseil de l’Ordre National qui cherche à me faire taire mais ils n’y arriveront pas. On veut me faire taire tout simplement et on veut simplement que le grand public considère que les conseils que je donne ne sont pas des conseils de santé », explique le médecin sur RTL.

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« Or, ce sont des conseils de santé, et d’ailleurs il y a 1,48 million personnes qui ont signé la pétition et qui vont encore augmenter le nombre de signataires. Je dirais que c’est simplement chercher à faire taire quelqu’un qui ne se met pas à genoux devant le Haut Conseil de la Santé qui est lui-même, manipulé par les laboratoires pharmaceutiques », ajoute le professeur.

« Je ne suis pas contre les vaccins, je suis contre les abus de vaccinations »

« Je ne me laisserai pas faire, il est évident que je vais faire appel et l’appel est suspensif. Je continuerai à consulter, à conseiller ; je ne suis pas contre les vaccins, je suis contre les abus de vaccinations. Je suis radié sous le prétexte que je suis contre les vaccins donc ça n’a aucun sens », conclut le médecin.

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Le cancérologue montpelliérain avait fait l’objet d’une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins en juin 2015, pour la mise en ligne (toujours active) d’une pétition à l’attention de la ministre de la Santé Marisol Touraine mettant en garde sur la présence d'« aluminium et de formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l’humain et en particulier le nourrisson », dans le vaccin hexavalent DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa.