PMA : Les Français y sont favorables mais émettent des réserves

SANTE Selon un sondage Odoxa publié par «Le Figaro» ce jeudi, une majorité de Français sont favorables à la PMA, tout en émettant des réserves sur cette pratique…

W.P.

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Une pancarte pro-PMA, lors de la Gay Pride, le 28 juin 2016.
Une pancarte pro-PMA, lors de la Gay Pride, le 28 juin 2016. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Quel regard porte aujourd’hui la société française sur la procréation médicale assistée (PMA) ? C’est l’une des questions posées par un sondage Odoxa publié ce jeudi par Le Figaro. Le quotidien révèle qu’une majorité de Français est favorable à la PMA pour les femmes célibataires (60%) et  pour les couples homosexuels (54%), preuve que l’homoparentalité est plus difficilement acceptée que la monoparentalité.

Actuellement, seuls les couples hétérosexuels infertiles ont accès à la PMA en France. En Europe, seuls des pays comme l’Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique ou encore la Suède ont autorisé l’accès à la PMA pour les couples de même sexe.

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La PMA « un vrai progrès pour les couples infertiles »

C'est donc un  « oui » en demi-teinte des Français au sujet de la PMA : si elle est considérée comme un « un vrai progrès pour les couples infertiles » par 89 % des personnes interrogées, 77% pensent qu'elle pourrait aussi être une source de difficultés dans le futur pour « le seul parent biologique ou le parent qui n’est pas le géniteur. »

Autre fait intéressant, 66 % de sceptiques s’inquiètent de la possible sélection d’embryons que pourrait entraîner, à terme, la PMA.

Les Français ne sont pas fans du don de sperme et d’ovocytes

Les Français restent globalement favorables à la procréation médicalement assistée, le don de gamètes reste un tabou pour une grande majorité de la population hexagonale, bien que « les jeunes soient plus ouverts à cette idée », relève Céline Bracq, directrice générale de l’institut Odoxa, dans les colonnes du Figaro.

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Par ailleurs, seuls 40 % des hommes se disent être prêts à donner leur sperme (sans l’avoir encore fait), tandis que seules 32 % chez les femmes seraient prêtes à faire un don d’ovocytes. Seuls 2 % des hommes et 1 % des femmes s’y disent favorables tout en ayant déjà fait un don respectif de sperme et d’ovocytes.