Policiers: FO s'oppose au port d'arme hors service et alarme sur le risque de suicide

SOCIETE « Le risque de suicide [est] supérieur de 36 % » dans la police « par rapport à la moyenne de la population »…

20 Minutes avec AFP

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Un policer devant l'Arc de Triomphe, à Paris, le 17 novembre 2015.
Un policer devant l'Arc de Triomphe, à Paris, le 17 novembre 2015. — Frank Augstein/AP/SIPA

Un syndicat affilié à FO police a exprimé ce mardi son opposition au port d’arme hors service par les policiers, invoquant un risque « d’explosion du nombre de suicides ».

Le port d’arme hors service pérennisé après l’état d’urgence, a pourtant recueilli l’assentiment de la quasi-totalité des syndicats.

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Une mesure en vigueur depuis l’état d’urgence

Le Snipat-FO, majoritaire chez les personnels administratifs de la police, a annoncé avoir voté contre cette décision qui était à l’ordre du jour mardi d’un Comité technique paritaire (CTRPN) réunissant administration et syndicats de police.

Elle a cependant recueilli une très large approbation syndicale, dans le droit fil de la décision annoncée, le 17 juin, par le président Hollande d’autoriser policiers et gendarmes à être armés en dehors des heures de service sur la base du volontariat. Une mesure en vigueur depuis l’état d’urgence instauré après les attentats de novembre 2015 et qui sera donc pérennisée quand il prendra fin, avait-il dit.

François Hollande l’avait annoncé lors des obsèques du couple de fonctionnaires de police, Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassiné à l’arme blanche chez eux par le djihadiste Larossi Abballa à Magnanville (Yvelines).

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Un risque de suicide élevé

Ce point devait avoir l’aval du comité technique paritaire. Dans une déclaration à ce comité, transmise à l’AFP, Georges Knecht, secrétaire général du Snipat-FO, a notamment déclaré « ne pas vouloir porter la responsabilité d’une décision » pouvant « conduire à une explosion du nombre de suicides au sein de la police ».

Il rappelle « le risque de suicide supérieur de 36 % » dans la police « par rapport à la moyenne de la population », selon toutes les études effectuées à ce sujet. Celles-ci ajoutent, a-t-il argué, que « très souvent le passage à l’acte y est facilité par l’utilisation de l’arme de service ».

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