La doyenne des Français est morte à 114 ans, celle qui lui succède en a 113

LONGEVITE Eudoxis Baboul s'est éteinte à Cayenne ce vendredi...

20 Minutes avec AFP

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Eudoxie Baboul, le 22 mai 2015.
Eudoxie Baboul, le 22 mai 2015. — JODY AMIET / AFP

La doyenne des Français, la Guyanaise Eudoxie Baboul, est décédée vendredi à Cayenne à l’âge de 114 ans et neuf mois. Elle était née le 30 septembre 1901 à La Savane Brigandin de Sinnamary, en Guyane. Vendredi, elle a eu « un malaise » et a été transportée au centre hospitalier de Cayenne, où elle est décédée, a précisé à l’AFP son petit-fils Joubert Baboul, chez qui elle vivait alitée depuis plus de cinq ans.

Elle était la doyenne des Français depuis le décès, le 12 mai 2015, d' Olympe Amaury à un peu moins de 114 ans. Elisabeth Collot, née Benoist, lui succède désormais. Elle est née le 21 juin 1903. « J’ai eu son fils, chez qui elle habite à Echirolles, près de Genoble, qui m’a confirmé qu’elle avait bien fêté son 113e anniversaire » il y a une dizaine de jours, a déclaré à l’AFP Laurent Toussaint, informaticien et expert reconnu en « doyens ».

Le manioc, secret de longévité

S’agissant d’Eudoxie Baboul, c’est en lui rendant visite dans sa chambre dans la matinée que Joubert Baboul a été alerté. « Je me suis rendu compte qu’elle faisait un malaise. J’ai appelé les pompiers. » Transportée en urgence au centre hospitalier de Cayenne, situé à plusieurs kilomètres, elle est décédée une heure plus tard. « Toute sa vie elle a travaillé. Elle était agricultrice et aussi couturière », a raconté Joubert Baboul, qui attribue « sa longévité » au couac, semoule de manioc, très consommée en Guyane. « Elle en a mangé toute sa vie. Ça et la pimentade de poisson. »

Jusqu’à ses 109 ans, Eudoxie Baboul vivait seule à son domicile, à Sinnamary, avant d’être hébergée chez son petit-fils à Matoury. Elle avait dix-sept arrière-petits-enfants et même un arrière-arrière-petit-fils âgé de sept ans. Ses deux filles sont décédées il y a plus de trente ans. Eudoxie Baboul n’a jamais été mariée.

La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin a fait part dans un communiqué de sa « très grande tristesse » et a salué « la mémoire d’une femme exceptionnelle d’une très grande générosité et qui a fait preuve sa vie durant de solidarité et d’engagement exemplaire envers les autres ».