Avant 2017, il n'y aura ni vote blanc, ni vote obligatoire, ni droit de vote dès 16 ans

LEGISLATION Plusieurs députés ont échoué à faire passer des amendements sur le vote blanc, le vote obligatoire ou encore l'abaissement de l'âge légal pour voter...

W.P. avec AFP

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Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement.
Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement. — WITT/SIPA

Vote obligatoire, droit vote dès 16 ans, reconnaissance du vote blanc. Les amendements que défendaient des députés jeudi se sont heurtés au « non » du gouvernement, qui s’est dit défavorable à de tels changements, surtout à un an des élections présidentielles. Ces amendements avaient été présentés dans le cadre du projet de loi « égalité et citoyenneté », examiné actuellement à l’Assemblée.

Le vote blanc poserait des problèmes « sur le plan des principes »

Sur le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc parmi les suffrages exprimés, des amendements étaient portés par le radical de gauche Jean-Noël Carpentier et Arnaud Richard (UDI), un amendement de l’écologiste François de Rugy visant aussi à rendre le vote obligatoire. Le ministre de la Ville et de la Jeunesse Patrick Kanner a notamment estimé que l’instauration d’une telle mesure poserait des problèmes « tant sur le plan des principes mais aussi sur le plan pratique et constitutionnel ».

Vers un débat national sur le vote dès 16 ans ?

Concernant le vote dès 16 ans, les amendements ont été défendus par l’écologiste Noël Mamère, Elisabeth Pochon (PS) et Jean-Noël Carpentier. Ce dernier a déclaré que « ce n’est pas une idée folle », estimant que « la jeunesse a changé et que la maturité s’est développée » et soulignant que de nombreux pays ont déjà adopté une telle réforme comme « le Brésil, l’Ecosse, l’Argentine, l’Autriche… » Si la rapporteure Valérie Corre s’est montrée plus conciliante sur ce point, elle pense que cela mériterait « un débat national qui dépasse notre enceinte ».

Des amendements sur le non-cumul des mandats dans le temps de Colette Capdevielle (PS) et d’écologistes ont aussi été retoqués, Patrick Kanner se félicitant que le débat soit ouvert sur ce sujet dans la perspective de la campagne présidentielle, mais jugeant là encore qu’il n’était pas possible d’aller « aussi vite » que ce que souhaitaient les députés.