EN DIRECT. Loi travail: Près de 2.000 policiers mobilisés pour la manifestation de jeudi

LIVE Suivez tous les développements liés à l'interdiction de manifester contre la loi Travail, jeudi à Paris, prononcée ce mercredi par le préfet de police...

A.-L. B., C. A., H.B. avec AFP

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Le parcours de la manifestation contre le projet de loi Travail du jeudi 23 juin 2016.
Le parcours de la manifestation contre le projet de loi Travail du jeudi 23 juin 2016. — Google Maps

L'ESSENTIEL

  • Le gouvernement a mis sa menace à exécution: la manifestation parisienne prévue jeudi par les opposants à la loi travail a été interdite
  • Cette mesure exceptionnelle qui a aussitôt provoqué un tollé dans le monde syndical et parmi des politiques des gauches et écologistes.


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Pour les détails de la manifestation de jeudi, lire par ici.

18h40: Le préfet de police a annoncé de nombreuses mesures de sécurité

Lors de la conférence de presse, le préfet de police Michel Cadot a annoncé des contrôles renforcés. « Des contrôles de sac à dos seront opérés en pré-filtrage » avec « des fouilles en amont de la place de la Bastille à la recherche de projectiles ou de vêtements pour se dissimuler ».

Le préfet a également indiqué que « les syndicats se sont engagés à renforcer leurs services d’ordre », ajoutant que « toute exaction donnera lieu à des interpellations immédiates ».

18h30: Une centaine de personnes interdites de manifestation

Le préfet Michel Cadot a précisé qu’une centaine de personnes seraient interdites de manifestation ce jeudi à Paris.

18h25: Plus de 2.000 policiers seront mobilisés

Le préfet de police a annoncé que 2.000 fonctionnaires de police seront mobilisés pour sécuriser le parcours de la manifestation, dont la brigade fluviale.

 

18h20: La manifestation de jeudi débutera à 14h15

Le départ de la manifestation est prévu pour 14h15. Le préfet de police Michel Cadot a indiqué que le métro Bastille sera fermé.

 

17h50: Les détails de la manifestation dévoilés à 18h15

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, détaillera à 18h15 les conditions dans lesquelles se déroulera la manifestation de jeudi.

 

17h40: « La CGT menace, le gouvernement obéit », déplore Nicolas Sarkozy

« Trois décisions dans la même journée. Plus personne n’y comprend rien. Il n'y a plus d’autorité dans le pays », a déploré le président du parti Les Républicains. « La CGT menace, le gouvernement obéit. Tout ça est la conséquence du 49-3 que je n’ai jamais utilisé en 5 ans. Le gouvernement a interdit au Parlement de débattre, aux manifestants de manifester », a ajouté Nicolas Sarkozy, qui avait pris le contre-pied de son parti, mardi, en jugeant « pas raisonnable » d’interdire aux syndicats de manifester.

17h05: « C’est le résumé d’un quinquennat calamiteux », estime François Fillon

« Une manifestation interdite à 10 h et autorisée à 13 h, c’est le résumé d’un quinquennat calamiteux », relève l’ancien premier ministre François Fillon sur Twitter.

 

16h30: Pour Alain Juppé, cette volte-face est la « démonstration de l’incurie du gouvernement »

Alain Juppé, candidat (Les Républicains) à la primaire de droite pour 2017, a affirmé ce mercredi que la volte-face de l’exécutif sur la manifestation syndicale parisienne de jeudi était la « démonstration de l’incurie du gouvernement ».

 

16h10: Huit organisations dont la CGT réclament une enquête parlementaire sur les violences

Huit organisations dont la CGT et Solidaires ont réclamé ce mercredi dans un communiqué l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les «dysfonctionnements» du maintien de l'ordre et «les choix opérés par le ministère de l'Intérieur» lors des manifestations contre la Loi Travail.

«De nombreux manifestant-tes sont victimes de graves dysfonctionnements: délogés, pourchassés, blessés, interpellés par les forces de police alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction!» dénoncent la CGT, FSU, Solidaires, SAF (avocats), Unef, FIDL, UNL et la Ligue des droits de l'homme. «Dans le même temps, certains individus responsables de «casse» sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police», ajoutent-ils, estimant cette enquête «indispensable».

15h51 : « Tout a été fait ensemble » avec Hollande et Cazeneuve pour permettre la manifestation de jeudi, dit Valls

On en revient à des choses un peu plus sérieuses. Lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a appelé les organisateurs à respecter « leurs engagements » pour garantir l’ordre et assuré que « tout a été fait » avec Hollande et Cazeneuve pour permettre la manifestation

15h49: Tout le monde s'accorde sur la forme phallique du tracé 

L'un de nos journalistes a mené l'enquêe sur les réseaux sociaux et le constat est sans appel. Pour en savoir plus, c'est par ici

15h33: Et si la manifestation ressemblait à ça ? 

Les internautes se sont amusés à imaginer en images le déroulement de la journée de demain

 

15h30: Sept solutions de manifestations statiques (au cas où) 

Pour les prochaines manifestations, 20 Minutes propose de se pencher sur sept solutions de manifestations statiques, si l’exigence de la préfecture de police était de nouveau d’actualité…

 

15h19: Certains internautes s'organisent

Et en appellent aux désormais légendaires supporteurs irlandais pour animer le cortège

 

15h12: « Une victoire pour les syndicats et pour la démocratie » estime Philippe Martinez

 

15h01: André Chassaigne dénonce un « fiasco gouvernemental »

Le président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et porte-parole des députés du Front de Gauche s’est exprimé au micro de LCP

 

14h51: Quand d'autres veulent revisiter le parcours...

La Gazette Debout, journal en ligne et auto-géré du mouvement Nuit Debout, s'est permis quelques libertés avec le tracé. La Gazette appelle à un rassemblement pour la liberté de manifester ce mercredi place de la République de 18h30 à 21h30

 

14h36: Les internautes raillent le parcours

Il fallait s'y attendre, les internautes n'ont pas tardé à moquer, critiquer, ou dénoncer ce revirement de situation et le parcours qui sera celui du défilé, faisant pour certains des raccourcis quelques peu... étonnants.

Vous l'aviez vu aussi ?

14h30: « Des discussions s’engageront avec les organisateurs pour la sécurité des prochaines manifestations », déclare Bernard Cazeneuve

 

14h15: Réactions à gauche après l'autorisation de la manifestation

La sénatrice EELV Esther Benbassa a quant à elle utilisé l'ironie pour qualifier la situation. 

Guillaume Balas, député européen de l'aile gauche du PS, pointe enfin «un dysfonctionnement gouvernemental grave». 

 

14h05: « Aucun débordement ou violence tolérés », prévient Bernard Cazeneuve

Lors d’un point presse organisé en début d’après-midi, le ministre de l’Intérieur a prévenu les organisations syndicales qu'« aucun débordement, aucune violence ne seront tolérés ».

13h55: Bernard Cazeneuve souhaitait « reporter » la manifestation

Bernard Cazeneuve avait demandé ce mercredi matin aux représentants des syndicats de « reporter » la manifestation prévue ce jeudi.

13h45: Les syndicats de police craignent une forte affluence

« Je crains pour nous, policier, qu’il y ait beaucoup de monde », a indiqué ce mercredi un représentant du syndicat Alliance.

13h35: Eric Coquerel demande la démission de Manuel Valls

Pour le coordinateur politique du Parti de gauche, Eric Coquerel, cette volte-face de l’exécutif est « un désaveu terrible pour M. Valls ». Il « devrait démissionner », estime-t-il, « car il ne cesse de mettre en danger le pays. (…)», a-t-il déclaré sur BFMTV.

13h25: Mélenchon ironise sur une manifestation « autorisée à tourner en rond de façon statique »

Le co-fondateur du Front de gauche et candidat déclaré à la présidentielle a ironisé sur la tenue de cette manifestation autorisée sur un périmètre restreint. Pour lui, elle sera « autorisée à tourner en rond de façon statique ».

 

13h20: Bernard Cazeneuve tiendra une conférence de presse à 13h45

Le ministère de l’Intérieur a annoncé, via un communiqué, que Bernard Cazeneuve tiendra une conférence de presse à 13h45 à l’Hôtel de Beauvau.

13h10: Philippe Martinez demande à Hollande de réunir les syndicats « très rapidement »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a demandé ce mercredi à François Hollande de recevoir « très rapidement » les syndicats au sujet de la Loi Travail. « Le président n’a d’autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement », a déclaré Philippe Martinez à l’issue de la conférence de presse au siège de la CGT.

13h00: Le parcours de la manifestation peut être fait en 20 minutes à pied

Le parcours se fera entre la place de la «Bastille, bassin de l'Arsenal et retour Bastille, cela fait plus d'un kilomètre», précise Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. Cette proposition de parcours est «plus sécurisée» ajoute-t-il. L'intersyndicale appelle à «participer massivement» à la manif de jeudi.

Ce parcours pourrait être fait en 20 minutes à pied, selon l'estimation de Google map... 

Capture écran Google map place de la Bastille à Paris.
Capture écran Google map place de la Bastille à Paris. - Google map

 

12h50: Philippe Martinez (CGT) annonce que les manifestations des 23 et 28 juin à Paris sont autorisées

Le chef de file de la CGT explique qu'après «une négociation serrée» avec le ministère de l'Intérieur, la manifestation des syndicats contestataires contre la loi travail jeudi est autorisée à Paris selon un «parcours proposé» par la Place Beauvau. Il ajoute que la manifestation du 28 juin est aussi autorisée. 

«Après des discussions serrées avec le ministre de l'Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur, ainsi que l'autorisation de manifester le 28 juin selon des modalités à déterminer», a expliqué Philippe Martinez, qui parlait au nom des sept syndicats opposés à la loi travail réunis au siège de la CGT. Mercredi matin, le défilé prévu par les syndicats avait été interdit par la préfecture de police.

12h49: La conférence de presse CGT et FO débute

12h40: Un rassemblement à 18h30 à Paris pour «la liberté de manifester»

Un «Rassemblement à République pour la liberté de manifester», ce mercredi à 18h30 sur la place de la République, est relayé sur les réseaux sociaux par l'un des porte-parole d'EELV. Les auteurs anonymes de cet appel motivent ainsi leur appel à manifester: «Nous ne nous résignons pas à voir nos libertés bafouées au profit de quelques uns. Nous appelons à nous retrouver (....) afin leur montrer notre attachement à la démocratie et aux libertés».

12h35: «Nos libertés publiques sont un bien précieux», souligne Taubira 

Dans un tweet, l'ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a estimé que les libertés publiques étaient un «bien précieux» méritant «plus d'efforts pour être sauvegardées», après la décision d'interdire la manifestation syndicale de jeudi.

La décision de ne pas autoriser la manifestation contre la loi travail en raison des risques d'atteinte aux biens et aux personnes a suscité mercredi un tollé à gauche, y compris dans les rangs du PS où plusieurs députés ont critiqué la décision, à l'aile droite comme à l'aile gauche du parti.

12h25 : Des élus socialistes, écologistes, communistes vont manifester jeudi

Dans un communiqué de presse, le député PS frondeur Christian Paul annonce que plusieurs élus socialistes, écologistes, communistes vont braver jeudi l’interdiction de manifester contre la loi travail jeudi à Paris. Il défilera « solidairement aux côtés des organisations syndicales dans les conditions qu’elles auront choisies » avec les parlementaires Pouria Amirshahi, Marie-George Buffet, Fanélie Carrey-Conte, André Chassaigne, Pascal Cherki, Marc Dolez, Cécile Duflot, Jacqueline Fraysse, Benoît Hamon, Jérôme Lambert, Philippe Noguès et Jean-Louis Roumegas.

12h15: Hollande «doit jouer son rôle» et «autoriser la manifestation» estime Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)

Le cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a expliqué devant la presse à propos de l'interdiction délivrée par la préfecture de police: «Nous voici avec une décision qui n'a pas de précédent». Il a ajouté qu'«on est dans le coup de force total», dans «une espèce de pays où le gouvernement est dans un rapport de violence complet avec son peuple». Jean-Luc Mélenchon a souligné: «Je crois que c'est la responsabilité du président de la République maintenant de calmer le jeu et de nous ramener à la tranquillité ordinaire d'une démocratie». «Le président Hollande doit jouer son rôle, autoriser la manifestation, et peut-être que s'il avait un éclair de lucidité, demander à Manuel Valls de rentrer chez lui se calmer».

12h10: Le syndicat de l'encadrement CFE CGC «déçu et inquiet»

Dans un communiqué, le syndicat réaffirme «son attachement indéfectible au droit de manifester et tient à faire savoir sa déception et son inquiétude suite à l'interdiction formulée par la préfecture.» Le syndicat ajoute «qu'il est encore temps pour le gouvernement de réagir et l'exhorte à redonner toute la place et le temps nécessaire aux échanges pour favoriser une authentique sortie de crise.»

12h05: Pour François Hollande, «l'autorisation [de manifester] n'est pas donnée» tant que «les conditions ne sont pas réunies»

François Hollande a prévenu en Conseil des ministres que tant que les conditions n'étaient pas réunies, l'autorisation de manifester jeudi à Paris contre la loi travail ne serait pas accordée, a rapporté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll devant la presse, lors du compte-rendu du Conseil.

11h50: Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) «dénonce un oukase scandaleux»

L'association de défense des chômeurs dénonce, dans un communiqué, «un oukase [une décision autoritaire et sans appel] scandaleux». Le MNCP appuie les organisations syndicales contestataires, et ajoute qu'il manifestera jeudi à Paris. Il appelle «tous les chômeurs et précaires à en faire de même, pour exiger du gouvernement l’annulation de la loi travail (...)»

11h40: Cette interdiction de la manifestation est une «démonstration de l'incurie du gouvernement», juge Alain Juppé (Les Républicains)

Alain Juppé, candidat (Les Républicains) à la primaire pour 2017, a affirmé mercredi à l'AFP que la décision d'interdire la manifestation contre la loi travail, prise la veille pour le lendemain, était la «démonstration de l'incurie du gouvernement et de son incapacité à maîtriser une situation». Dire que c'est une décision du préfet de police montre aussi, selon l'ancien Premier ministre, que «le gouvernement se défile. C'est sa caractéristique». Alain Juppé s'était prononcé dès le 15 juin pour l'interdiction des manifestations «qui constituent une menace évidente à l'ordre public».

11h20: «Une atteinte aux libertés fondamentales» pour le député PS Nicolas Bays

Dans un communiqué, le député PS du Pas-de-Calais et vice-président de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, explique: «Je ne comprends pas cette décision. C’est une atteinte au droit de manifester, un droit fondamental pour notre démocratie qui fait partie de l’ADN de notre République ». « Une issue négociée doit être trouvée. J’en appelle au gouvernement pour qu’il revienne sur cette décision et autorise une manifestation sur un parcours sécurisé (...)».

11h10: «La raison l'a emporté et je m'en félicite» juge François Fillon (Les Républicains)

François Fillon, candidat (Les Républicains) à la primaire pour 2017, s'est «félicité» mardi auprès de l'AFP de l'interdiction de la manifestation des syndicats contre la loi Travail, affirmant que «la raison l'a emporté». «J'avais demandé son interdiction depuis plusieurs jours pour des raisons de sécurité. La raison l'a emporté et je m'en félicite», a affirmé l'ex-Premier ministre.

10h55: La CFDT «condamne» l'interdiction de manifester à Paris

La CFDT a condamné mercredi l'interdiction, «défend le droit à manifester», tout en jugeant «indispensable de trouver les moyens pour assurer la sécurité des personnes et des biens», dit-elle dans un communiqué. Principal soutien gouvernemental de la loi travail, la CFDT «ne partage pas sur le fond la position des organisations qui appellent à la mobilisation, elle défend leur droit à manifester pour l'exprimer», insiste-t-elle dans un communiqué.

10h38 : Ceux qui iront manifester

Sur Twitter, de nombreuses personnes, politiques ou non, annoncent braver l’interdiction d’aller manifester jeudi à Paris. Parmi elles, l’ancien candidat à la présidentielle et porte-parole du NPA Olivier Besancenot annonce sa décision en reprenant le personnage d’Homer, des Simpsons, faisant des doigts d’honneur.

... Tout comme Jacques Boutault, maire écologiste du 2e arrondissement de Paris...

... ou Sandra Regol, porte-parole d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV)...

... et la sénatrice PCF de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi...

... ou encore le député PS des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay...

 

10h34: L'interdiction de la manifestation ne relève pas d'un «arbitrage» du président Hollande, explique son entourage 

L'interdiction de la manifestation prévue jeudi à Paris contre la loi travail est «une décision de gestion opérationnelle de l'ordre public» et ne relève pas d'un «arbitrage» du président de la République, a-t-on indiqué mercredi dans l'entourage de François Hollande. «On a dit qu'il fallait éviter qu'il y ait les mêmes difficultés que la semaine dernière et qu'il fallait trouver le bon équilibre entre préservation des libertés et respect de l'ordre public», a-t-on précisé. «C'est une décision de gestion opérationnelle de l'ordre public. L'arbitrage n'a pas été rendu par le président lui-même. Le président de la République n'est pas en charge de l'ordre public et de l'organisation des manifestations», a-t-on également souligné. Alors que les syndicats dénoncent une première depuis 1962, cette source a souligné qu'il y avait déjà eu des interdictions de manifester, notamment au moment de la COP21.

10h30: Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve reçoit Martinez (CGT) et Mailly (FO) ce mercredi à 11h

Le ministre de l'Intérieur annonce, dans un communiqué, qu'il va recevoir les chefs de files des syndicats CGT et FO à 11h au ministère. 

10h28: Une décision «aberrante» pour l'écologiste Cécile Duflot

«C'est aberrant sur le plan du droit et des valeurs, et désastreux», a pour sa part réagi sur ITELE l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot, qui a demandé la «suspension de l'examen de la loi travail» au Parlement.

10h26 : Une décision « autoritaire et irresponsable » pour le PCFSur iTELE, le secrétaire national du Parti communiste (PCF) Pierre Laurent a fait part de sa « réaction de stupéfaction » face à cette décision « autoritaire et irresponsable ». « On voit bien qu’elle ne résoudra pas le problème de violence des casseurs (…) et par contre vise à réduire au silence les manifestants qui eux souhaitent protester pacifiquement contre l’adoption de la loi Travail », a accusé le sénateur de Paris. Interrogé sur ce qu’il fera jeudi, il a répondu qu’il honorerait « tous les appels à la mobilisation pacifique qui seront lancés par les organisations syndicales ».

10h25: «Un acte extrêmement grave» pour la députée PS Aurélie Filippetti
Sur LCP, la députée PS Aurélie Filippetti estime que cette interdiction est «un acte extrêmement grave». Elle ajoute que les frondeurs «garde(nt) la possibilité» de déposer une motion de censure de gauche en cas de nouveau 49-3 en deuxième lecture à l'Assemblée du projet de loi travail.

10h20: Réactions circonspectes à droite après l'annonce de l'interdiction de la manifestation jeudi à Paris

Alors que plusieurs responsables des Républicains (Alain Juppé, François Fillon) avaient demandé l'interdiction des manifestations, Nicolas Sarkozy a jugé mardi depuis Berlin «pas raisonnable» une telle éventualité de la part d'un «gouvernement républicain».

«C'est une décision (d'interdiction) que je comprend et que j'approuve à titre personnel», a réagi de son côté sur iTELE le député (Les Républicains) Thierry Solère. «J'appelle la CGT à revenir à la table des négociations. On n'impose pas le retrait par la rue, ce n'est pas ça la démocratie».

10h15: Une manifestation entre Place d'Italie et Bastille? Ce que voudrait FO

«Malgré cette interdiction nous pourrions être amenés à manifester, par exemple entre Bastille et place d'Italie», a réagi mercredi sur France Info Gabriel Gaudy, secrétaire général de Force ouvrière (FO) en Ile-de-France. «Nous prendrons nos responsabilités et nous déciderons dans la journée des trajets que nous pouvons prendre et les actions que nous pouvons conduire. Nous ne nous affronterons pas aux forces de police», a précisé Gabriel Gaudy.

10h10: «Une décision éminemment politique et extrêmement grave» pour Eric Coquerel, du Parti de gauche

Eric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche et conseiller régional d'Île-de-France, a expliqué sur France info a qualifié l'interdiction de manifestation de «décision éminemment politique et extrêmement grave». «Ce n'est pas une interdiction de la préfecture de police. C'est Bernard Cazeneuve [ministre de l'Intérieur] et Manuel Valls [Premier ministre]. On sait que c'est eux qui sont à la manette depuis des jours. C'est un pas de plus dans la droitisation du gouvernement», a-t-il ajouté. Eric Coquerel a ajouté qu'il ira manifester si «les syndicats continuent à appeler à la manifestation»

10h05: Daniel Cohn-Bendit prédit «une multitude de manifestations sauvages»

Quelques minutes avant l'annonce de l'interdiction de la manifestation, jeudi à Paris, l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit prédit ce mercredi matin sur BFMTV: «Si vous interdisez une manifestation dans le climat actuel vous aurez une multitude de manifestations sauvages, c’est une fausse bonne idée. (...) On n’interdit pas une manifestation syndicale. (...) C’est plus facile de sécuriser, vous avez besoin de moins de policiers, j’en ai l’expérience.»

10h00: L'intersyndicale va se réunir en fin de matinée et organiser une conférence de presse à 12h30

Les sept organisations à l'initiative de la nouvelle journée de mobilisation (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl), ont annoncé une conférence de presse à 12H30 au siège de la CGT à Montreuil, près de Paris.

9h55: Plusieurs personnalités syndicalistes annoncent braver l'interdiction de manifester jeudi à Paris

« Nous nous engagerons sur un processus d’action sur l’un des parcours proposés » a annoncé Gabriel Gaudy, de Force Ouvrière (FO) sur BFMTV.

Même son de cloche du côté de Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT-Commerce Paris, qui annonce sur BFMTV : « Nous irons manifester et nous verrons comment les forces de l’ordre réagiront ».

Benjamin Amar est responsable de la politique revendicative de la CGT Val-de-Marne. Il évoque cette interdiction comme une première depuis la guerre d'Algérie. 

 

9h50: Marine Le Pen dénonce une «atteinte grave à la démocratie»

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé mercredi une «démission face aux casseurs» et une «atteinte grave à la démocratie» après l'interdiction de la manifestation à Paris. 

 

9h45: L'interdiction de la manifestation à Paris est «une faute historique», estime le frondeur Christian Paul

L'interdiction de la manifestation est une «faute historique», a réagi mercredi sur iTELE le député PS Christian Paul, chef de file des «frondeurs». «Je considère, et je pèse vraiment mes mots, que c'est une faute historique. C'est la première fois depuis 1958 qu'un gouvernement, un Premier ministre, interdit une manifestation organisée par les grandes organisations syndicales», a déclaré Christian Paul. «On est à deux doigts de trouver un compromis sur la loi travail et c'est le moment que choisit le Premier ministre pour durcir encore une fois sa position», a-t-il accusé. 

 

9h40: Les syndicats FO et CGT demandent à être reçus par le ministre de l'Intérieur

Les secrétaires généraux de Force ouvrière Jean-Claude Mailly et de la CGT Philippe Martinez ont demandé, dans un communiqué, à «être reçus rapidement par le ministre de l'Intérieur» Bernard Cazeneuve, après l'interdiction de la manifestation parisienne.

Les deux chefs de file réagissent après le communiqué de la préfecture de police annonçant cette interdiction.