Loi Travail: La préfecture de police interdit la manifestation prévue jeudi à Paris

SOCIAL Une réunion à la préfecture de police mardi en fin de matinée avait débouché sur un « constat de désaccord »...

Clémence Apetogbor
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La manifestation contre la loi Travail à Paris le 26 mai 2016
La manifestation contre la loi Travail à Paris le 26 mai 2016 — L. COMETTI / 20 Minutes

Les syndicats ont perdu leur bras de fer face à l’exécutif. Après 24 heures de négociations, la préfecture de police de Paris a interdit ce mercredi matin la manifestation prévue jeudi à Paris.

Une réunion à la préfecture de police mardi en fin de matinée avait débouché sur un « constat de désaccord », selon les syndicats d’Ile-de-France opposées à la Loi Travail, qui avaient « catégoriquement refusé » un rassemblement statique place de la Nation.

Les autorités demandaient depuis lundi aux organisations syndicales de choisir cette option plutôt qu’un défilé, en invoquant des raisons de sécurité, après les violences qui ont émaillé la manifestation nationale du 14 juin dans la capitale. Faute de quoi, avaient-elles prévenu, la manifestation serait interdite.

« Pas d’autre choix » que l’interdiction

« Ces discussions n’ont toutefois pas conduit à l’émergence d’un accord sur cette proposition de conciliation, les représentants des syndicats refusant catégoriquement la tenue d’un rassemblement statique et formulant ensuite des propositions alternatives d’itinéraires », précise la préfecture dans un communiqué ce mercredi matin.

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« Après examen attentif, ces propositions alternatives ne permettent en aucune façon de répondre à la nécessaire sécurité des personnes et des biens, ni aux exigences de mobilisation maximale des forces de police et des forces mobiles contre la menace terroriste qui se situe à un niveau élevé imposant des sollicitations exceptionnelles sur le territoire national », poursuit la préfecture.

« Dans ces conditions le Préfet de police considère qu’il n’a pas d’autre choix que d’interdire la tenue de la manifestation. »

Peu après cette annonce, Jean-Claude Mailly (FO) et Philippe Martinez (CGT) ont demandé "à être reçus rapidement" par Cazeneuve, ontils fait savoir par communiqué.