Paris: La capitale a connu son printemps le plus pluvieux depuis 150 ans

PLANETE Un «intermède estival» est prévu pour mercredi et jeudi mais ne devrait pas durer…

20 Minutes avec agences

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Des supporteurs de football affrontent la pluie dans la «fan-zone» de Paris le 12 juin 2016.
Des supporteurs de football affrontent la pluie dans la «fan-zone» de Paris le 12 juin 2016. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Record battu. Cette année, Paris a connu son printemps le plus pluvieux depuis 1873 et le début des mesures, a indiqué lundi Météo-France. Dans la capitale, le cumul de pluies sur trois mois a atteint 320 mm, battant largement le record de 277 mm atteint en 1928.

Et même sans le pic de précipitations de la fin mai (près de 100 mm), à l’origine de la crue exceptionnelle de la Seine, ce printemps aurait tout de même figuré parmi les plus pluvieux, du fait d’averses régulières.

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Des anticyclones bloqués au sud des Açores et près de l’Islande

Si la capitale n’a pas été épargnée, d’autres coins de France n’ont pas non plus manqué d’être arrosés, comme le Centre, l’Est, la Bourgogne et l’Asace. Ainsi, à Besançon (Doubs) par exemple, 622 mm d’eau sont tombés en trois mois, soit deux fois plus que la normale.

A l’origine de ce long tunnel météorologique, la persistance de « conditions plus dépressionnaires que la normale sur l’Europe centrale et de l’ouest », avec des anticyclones bloqués au sud des Açores, d’une part, et sur les hautes latitudes, près de l’Islande, d’autre part, explique Etienne Kapikian, prévisionniste à Météo-France.

Des dépressions « peu mobiles et qui tournicotent sur place »

Concrètement, « On est sur la trajectoire des dépressions, peu mobiles, et qui tournicotent sur place ». Pourquoi ? Températures océaniques, effet lointain d’El Nino, éléments stratosphériques… les facteurs sont multiples.

Et cela ne devrait pas s’arranger. Si un «intermède estival » est prévu pour mercredi et jeudi sur les trois quarts du pays (35° en Aquitaine et en Provence, 28° à Paris), il sera suivi d’une dégradation orageuse et d’une baisse des températures.

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Selon Etienne Kapikian, « à partir du week-end et pour les jours qui suivent, ce sera mitigé, variable, avec localement des averses, des températures à peu près de saison mais sans excès. Il n’y a pas de grand beau temps ensoleillé, généralisé entrevu pour le moment »