Sexualité: Les étudiants et les lycéens encore réticents face au préservatif

SONDAGE 61 % des étudiants et 73 % des lycéens ne se font pas dépister systématiquement en cas de changement de partenaire...

Clémence Apetogbor

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Illustration d'un couple utilisant un préservatif.
Illustration d'un couple utilisant un préservatif. — Jeremy Maude / Mood Boa/REX/SIPA

Les jeunes sont stressés, dorment mal, fument, consomment de l’alcool et n’utilisent pas systématiquement un préservatif. C’est le « profil santé » des étudiants et des lycéens qui ressort d’un sondage  OpinionWay publié ce mardi.

Concernant les comportements à risques liés à la sexualité, le sondage réalisé tous les ans pour le compte de la Smerep (Sécu étudiante et mutuelle) fait apparaître des données préoccupantes. Alors que la moyenne d’âge au premier rapport reste stable, oscillant aux environs de 17 ans chez les garçons comme chez les filles, 42 % des lycéens et 57 % des étudiants déclarent ne pas utiliser systématiquement un préservatif lors d’un rapport sexuel.

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Des dépistages trop peu souvent réalisés

Environ 61 % des étudiants et 73 % des lycéens ne se font pas dépister systématiquement en cas de changement de partenaire, estimant pour plus de la moitié (53 %) ne pas avoir pris « un risque suffisant » ou ne pas savoir où faire le test (26 %). Pour la première fois cette année, le sondage a également porté sur les maladies cardiovasculaires, la première cause de mortalité des femmes dans le monde : 20 % des étudiants ignorent ainsi ce qu’est la tension artérielle et 10 % font état d’un taux de cholestérol trop élevé.

Ce sondage montre que la problématique du stress tient toujours un rôle important chez les étudiants et les lycéens.

Ainsi, 38 % des étudiants et 27 % des lycéens estiment que le stress, principalement lié aux études, perturbe leur vie quotidienne tandis que 70 % et 64 % respectivement accusent leurs études d’être à l’origine de problèmes du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes…).

Les alcools forts devant la bière et le vin

Face à ce mal-être, un étudiant sur 10 reconnaît prendre des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques ou médicaments contre le stress), et 68 % consomment de l’alcool dont 29 % de manière régulière. Les alcools forts arrivent en tête devant la bière et le vin chez les étudiants qui sont également près de 30 % à déclarer être fumeurs (occasionnels ou réguliers) et 21 % à avoir déjà consommé du cannabis.

 

Le sondage a été réalisé grâce à deux questionnaires en ligne réalisés en mai et juin auprès de 707 étudiants d’Ile-de-France, 507 étudiants de toute la France, 368 lycéens d’Ile-de-France et 403 lycéens de toute la France.