Loi Travail: Le rassemblement statique «catégoriquement» rejeté par les syndicats

SOCIAL Après les violences de la semaine dernière, le gouvernement souhaite interdire le défilé des opposants à la Loi Travail prévu ce jeudi à Paris…

20 Minutes avec AFP

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Philippe Martinez en face de membres du gouvernement en janvier 2016 lors d'une réunion de négociation.
Philippe Martinez en face de membres du gouvernement en janvier 2016 lors d'une réunion de négociation. — CHAMUSSY/SIPA

Le bras de fer se poursuit autour de l’organisation de la manifestation parisienne contre la Loi Travail. Pour tenter de trouver une solution, une réunion entre les représentants des syndicats et le préfet de police s’est tenue ce mardi en fin de matinée. Via un communiqué, les représentants des syndicats ont indiqué qu’ils refusaient « catégoriquement » un rassemblement statique.

La CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl vont faire mardi après-midi « des propositions alternatives de manifestations itinérantes » auprès de la préfecture, indique le communiqué.

Joint par téléphone en fin d’après-midi, la préfecture de Paris a annoncé qu’aucune décision n’avait pour l’instant été prise sur le maintien de cette manifestation ou pas, démentant ainsi des informations du Parisien.

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A la sortie de cette rencontre, les représentants de l’intersyndicale n’avaient pas souhaité faire de déclaration. « Nous travaillons sur une nouvelle proposition », avait toutefois indiqué Gabriel Gaudy, du syndicat Force Ouvrière, joint au téléphone par France Info.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait dans la matinée appelé à la « responsabilité » des syndicats. Il a insisté sur le « niveau de menace extrêmement élevé avec un niveau de sollicitation extrêmement fort depuis plusieurs semaines des forces de l’ordre » qui sont mobilisées «  sur l’Euro » de football, « aux frontières dans un contexte migratoire particulier », et « dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre ».

« Une solution responsable »

Juste avant une réunion du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve avait toutefois invité les syndicats à accepter une « proposition de responsabilité qui consiste à rendre possible l’expression qu’ils souhaitent dans un contexte de sécurité maximale ».

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« Je pense qu’une solution est possible », a ajouté Bernard Cazeneuve, et dans ce but, « j’ai demandé au préfet de police, après m’être entretenu avec les organisations syndicales, de les recevoir à 11 heures pour qu’on essaye de dégager une solution responsable ».