Policiers tués dans les Yvelines: Deux proches d'Abballa mis en examen et écroués

ENQUETE Les deux hommes avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d'une filière d'envoi de jihadistes au Pakistan...

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran de BFMTV. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, proches de Laroussi Abballa
Capture d'écran de BFMTV. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, proches de Laroussi Abballa — Capture BFMTV

L'enquête sur l'entourage de Larossi Abballa, le djihadiste qui a tué un policier et sa compagne dans les Yvelines a pris une autre dimension ce week-end. Deux de ses proches ont été mis en examen samedi soir par les juges antiterroristes et écroués dans l'enquête sur cette nouvelle attaque en France au nom du groupe État islamique.

En garde à vue depuis mardi matin, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l'antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d'une filière d'envoi de djihadistes au Pakistan.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, notamment pour «assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique (...) et complicité» et «séquestration (...) d'un mineur de moins de 15 ans», en lien avec une entreprise «terroriste».

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Abballa a-t-il eu des complicités?

Les deux hommes ont été mis en examen, mais pour «association de malfaiteurs terroriste» criminelle, les juges ne retenant pas à ce stade une complicité directe dans le double assassinat. Comme l'avait requis le parquet de Paris, ils ont été placés en détention provisoire. La garde à vue d'un troisième homme de 24 ans a été levée sans poursuite à ce stade de l'enquête.

Le principal objectif de l'information judiciaire ouverte samedi pour l'attaque de Magnanville est de tenter de comprendre comment et avec quelles éventuelles complicités Larossi Abballa, qui avait monté une petite entreprise de livraison de sandwiches halal, a pu préparer son crime.

Comment a-t-il ciblé, puis repéré sa victime? Abballa et le commissaire se connaissaient-ils à cause de précédentes affaires? Le djihadiste était connu des services de police dans les Yvelines, où il a toujours vécu, et avait été condamné à deux reprises pour un vol et un recel, alors que Jean-Baptiste Salvaing a fait une bonne partie de sa carrière dans le département.

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Tous deux déjà condamnés à cinq ans de prison en 2013

Quant aux deux hommes mis en examen samedi, sont-ils seulement soupçonnés d'avoir apporté une aide logistique au tueur, sans connaître son projet, ou ont-ils participé à sa préparation en connaissance de cause?

Au procès de la filière pakistanaise, ils avaient tous deux été condamnés à cinq ans de prison et présentés comme les lieutenants du chef de ce groupe, Mohamed Niaz Abdul Raseed, un ressortissant indien.

Le groupe s'était donné pour but de favoriser le recrutement en France, la formation physique et idéologique, ainsi que l'envoi au Pakistan de jeunes volontaires pour le jihad armé. Abballa jouait alors les seconds rôles et avait été condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, une peine couverte par sa détention provisoire.