Policiers tués dans les Yvelines: Marche silencieuse à Mantes-la-Jolie

HOMMAGE Ils étaient près d’un millier à rendre hommage au couple de policiers tués par Larossi Abballa…

20 Minutes avec AFP
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Une marche silencieuse en ommage aux policiers tués a réuni un millier de personnes à Mantes-la-Jolie, samedi 18 juin.
Une marche silencieuse en ommage aux policiers tués a réuni un millier de personnes à Mantes-la-Jolie, samedi 18 juin. — DOMINIQUE FAGET / AFP

Un millier de personnes ont participé samedi à une brève marche silencieuse à Mantes-la-Jolie (Yvelines) en hommage aux deux policiers du commissariat de la ville tués par Larossi Abballa. A l’appel du maire (LR) Michel Vialay, des habitants de tous âges, des représentants de la communauté musulmane et des élus de Mantes et des communes environnantes -dont l’édile de Magnanville, où les faits se sont déroulés- se sont rassemblés devant la gare.

Après une minute de silence, le maire a pris la parole : « Nous sommes frappés d’effroi, touchés dans notre chair ». «Jean-Baptiste et Jessica sont morts parce qu’ils étaient français, parce qu’ils étaient policiers. […] Nous devons être solidaires avec les forces de l’ordre, peu importe nos origines ou notre couleur de peau. Ce qui importe aujourd’hui, c’est l’union de tous », a-t-il indiqué avant d’inviter les manifestants à entonner une Marseillaise.

« On est une ville très soudée »

Le cortège s’est ensuite dirigé en silence, élus en tête, vers le commissariat aux portes closes. Des manifestants ont déposé un mot dans le registre de condoléances ouvert à l’entrée, d’autres des fleurs devant une sculpture flanquant le bâtiment sur laquelle est inscrite la phrase de Blaise Pascal « La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants ».

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« Il faut montrer notre solidarité aux policiers de ce commissariat traumatisé. En ce 18 juin qui en rappelle un autre [l’appel du Général de Gaulle, le 18 juin 1940, ndlr], qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls », a indiqué le président du Conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier, marchant en tête du cortège.

Venue elle aussi montrée sa « solidarité » avec les fonctionnaires de police, Fatima Mistar, femme de ménage à la retraite qui connaissait le commandant Jean-Baptiste Salvaing, trouve la situation « incompréhensible ». « Il était très gentil, très souriant. Pourquoi c’est arrivé ici ? On est une ville bien, très soudée. » Dans le registre de condoléances devant lequel se pressent des centaines de personnes malgré la pluie, on peut lire : « vous êtes nos anges gardiens », « amis policiers, vous faites un beau métier » ou encore « continuez à nous protéger ».

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