La justice se prononce sur le renvoi d'Abdelkader Merah aux assises

JUSTICE L'homme de 33 ans espère obtenir un non-lieu devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris...

C. A. avec AFP

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Illustration: Justice, loi.
Illustration: Justice, loi. — Patrick Semansky/AP/SIPA

Abdelkader Merah sera fixé ce vendredi sur son recours contre son renvoi devant la cour d’assises spéciale pour complicité des assassinats terroristes perpétrés par son frère Mohamed en mars 2012.

Le 18 mai, le parquet général avait demandé la confirmation de ce renvoi, ordonné le 15 mars par les juges antiterroristes, également pour les faits d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Abdelkader Merah, 33 ans, espère obtenir un non-lieu devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Proximités idéologique et religieuse des deux frères

Si Mohamed Merah a agi seul les 11, 15 et 19 mars, le parquet comme les juges d’instruction avaient retenu les proximités idéologique et religieuse des deux frères, leurs contacts répétés les jours précédant les tueries et la présence d’Abdelkader Merah à des moments clés. Comme lors du vol, le 6 mars à Toulouse, d’un puissant scooter utilisé par Mohamed Merah pour se déplacer sur les lieux des assassinats.

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« Abdelkader Merah n’a jamais été le complice de son frère » dans la préparation et la commission des tueries, avait au contraire affirmé son avocat, Me Eric Dupond-Moretti. « Il a pris des positions radicales. Si on considère que tous les radicaux sont très dangereux, il faut tous les enfermer », avait ajouté l’avocat.

Un deuxième homme renvoyé aux assises

Les juges d’instruction ont renvoyé aux assises un deuxième homme, Fettah Malki, un délinquant toulousain soupçonné d’avoir fourni un pistolet mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Dans son cas, le parquet général a requis qu’il soit renvoyé pour association de malfaiteurs terroriste à caractère criminel, alors que les juges d’instruction l’ont renvoyé en procès pour association de malfaiteurs terroriste à caractère délictuel, conformément aux réquisitions du parquet. L’enjeu est de taille puisque la peine passe de 10 à 20 ans.

La décision rendue ce vendredi, qui pourra encore être contestée devant la Cour de cassation, est une nouvelle étape vers le procès des tueries de Montauban et de Toulouse.

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Mohamed Merah a tué sept personnes : le militaire Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, le 11 mars 2012 à Toulouse puis, le 15, deux parachutistes de Montauban, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans, avant d’assassiner le 19 dans une école juive toulousaine Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, et Myriam Monsonego, 8 ans. Il a été tué le 22 mars par la police dans l’appartement où il s’était retranché.