Assurance chômage: Les partenaires sociaux constatent l'échec de la négociation, l'Etat reprend la main

CHOMAGE Après un ultime échec des négociations, les représentants des syndicats ont renvoyé le dossier entre les mains du gouvernement...

20 Minutes avec AFP

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Illustration. Pôle Emploi.
Illustration. Pôle Emploi. — GILE MICHEL/SIPA

Il n’y aura pas d’accord entre partenaires sociaux sur la question de l’assurance chômage. Vingt minutes après avoir entamé l’ultime séance de négociations ce jeudi, les représentants des syndicats ont renvoyé le dossier entre les mains du gouvernement. Les négociateurs sont parvenus à un « constat de désaccord », a indiqué à la presse Patricia Ferrand, vice-présidente de l’Unédic et membre de la délégation CFDT. Une information confirmée par les négociateurs de la CFTC et de la CGT.

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« Le coût du travail est trop élevé en France »

Face à cette décision, le Medef a fait part de sa déception, évoquant « l’incapacité de nos partenaires syndicaux à dépasser des postures dogmatiques visant à punir les entreprises - donc les salariés et indirectement les chômeurs - en procédant à des hausses de cotisation sur le travail », a fait savoir l’entité par la voie d’un communiqué. Pour son président Pierre Gattaz, cité dans le communiqué, « le coût du travail est trop élevé en France, tout le monde le reconnaît et cela crée du chômage. Dans ces conditions il est absurde d’imaginer une solution visant à taxer le travail. »

La ministre du Travail en veut au Medef

Myriam El-Khomri, a pour sa part blâmé le Medef, qui, à ses yeux, a une part de responsabilité dans le blocage des négociations. « Je déplore surtout les postures des organisations patronales, Medef en tête, qui ont pris le pas sur l’exigence de responsabilité », a notamment déclaré la ministre du Travail avant d’expliquer que « comme la loi le prévoit, à défaut d’accord entre partenaires sociaux, les mesures d’application du régime d’assurance-chômage sont déterminées par le gouvernement, par décret en Conseil d’Etat. »

Le gouvernement tient « à rassurer l’ensemble des demandeurs d’emploi indemnisés et ceux qui le deviendraient : ils continueront de percevoir leurs allocations sans subir le moindre désagrément ». Selon lui, « Il n’y aura donc aucun impact sur leur indemnisation et leur prise en charge par Pôle emploi ».