Policiers tués à Magnanville: Larossi Abballa aurait laissé entendre qu'il connaissait ses victimes

TERRORISME Les déclarations du meurtrier présumé des deux policiers au Raid laissent entendre que leurs routes s'étaient déjà croisées...

M.C.

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Image tirée le 14 juin 2016 d'une vidéo du site Aamaq News Agency montrant Larossi Abballa revendiquer les meurtres devant une caméra.
Image tirée le 14 juin 2016 d'une vidéo du site Aamaq News Agency montrant Larossi Abballa revendiquer les meurtres devant une caméra. — AFP

« Il était venu chez moi, maintenant c’est moi qui viens chez lui. » La phrase aurait été lâchée lundi soir par Larossi Abballa, alors retranché dans la maison des policiers Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, qu’il venait d’assassiner. Cette déclaration faite à la négociatrice du Raid, et révélée par Libération mercredi, laisse entendre que l’auteur présumé de l’attentat de Magnanville ( Yvelines) connaissait ses victimes, et aurait pu agir en raison d’un contentieux personnel.

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L’éventuel lien pas attesté

La phrase prononcée par Abballa avant d’être abattu par les forces de l’ordre ne figure pourtant pas au dossier : le procureur de Paris, François Molins, a seulement déclaré mardi que l’homme de 25 ans connaissait « la qualité de policier de la victime ». Selon Libération, il pourrait s’agir d’un « simple cafouillage » lors du débriefing de la fonctionnaire de police.

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Pour l’instant, l’éventuel lien entre Larossi Abballa et Jean-Baptiste Salvaing n’est pas attesté, mais le policier, qui a commencé sa carrière au commissariat de Mantes-la-Jolie, où il a rencontré sa compagne, aurait très bien pu y croiser Larossi Abballa, originaire de cette ville des Yvelines et bien connu des services de police : outre deux condamnations pour un vol et un recel mineurs, il avait été condamné en 2013 à de la prison pour participation à une filière djihadiste vers le Pakistan.

Pourquoi cette cible?

Les enquêteurs, qui cherchent actuellement à identifier d’éventuels complices d’Abballa, devront aussi déterminer comment il a choisi ses victimes. « On ne sait pas encore le pourquoi précis de cette cible-là », confiait mercredi une source proche de l’enquête.