Djihadisme: Des programmes de prévention de la radicalisation lancés dans 27 prisons

TERRORISME « Il y a aujourd’hui dans les prisons 1.400 radicaux dont 300 ont un lien avec le terrorisme », a déclaré le ministre de la Justice…

20 Minutes avec AFP
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Prison de Fleury-Mérogis  (Illustration)
Prison de Fleury-Mérogis (Illustration) — ERIC FEFERBERG / AFP

Jean-Jacques Urvoas veut stopper la radicalisation dans les prisons. Le ministre de la Justice a annoncé ce mercredi à l’Assemblée nationale que des programmes de prévention de la radicalisation seront menés dans 27 établissements pénitentiaires.

« La radicalisation est un vrai sujet. Il y a aujourd’hui dans les prisons 1.400 radicaux dont 300 ont un lien avec le terrorisme et 100 sont des condamnés », a indiqué le garde des Sceaux, interrogé après le double meurtre d’un policier et de sa compagne lundi soir à Magnanville (Yvelines), revendiqué par l’organisation Etat islamique.

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Et « nous avons à ce sujet un double travail : la surveillance des radicaux et la déradicalisation », a-t-il ajouté.

186 personnes affectées au renseignement pénitentiaire

Ces programmes seront menés parallèlement au dispositif d’unités dédiées, visant à séparer les détenus radicaux, et déjà expérimenté dans quatre établissements pénitentiaires et qui donnera lieu à une évaluation, a précisé la chancellerie.

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« Sur la surveillance (…) 186 personnes sont aujourd’hui dédiées à la question du renseignement pénitentiaire », a indiqué Jean-Jacques Urvoas, pour qui il faut néanmoins « faire beaucoup plus ».

« Pas forcément en termes de moyens, puisque là l’essentiel a été fait, mais en terme de doctrine, d’outils et surtout de relations avec les autres services », a-t-il expliqué.