Policiers tués dans les Yvelines: Facebook coopère avec les autorités françaises

TERRORISME Après avoir poignardé à mort deux policiers, l’assaillant s'est mis en scène dans une vidéo diffusée en direct sur le réseau social...

M.C. avec AFP
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Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.
Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. — Thibault Camus/AP/SIPA

 

«Les terroristes et les actes de terrorisme n'ont pas leur place sur Facebook». Au lendemain du meurtre de deux policiers à Magnanville, dans les Yvelines, le réseau social annonce qu'il coopère avec la police dans l'enquête sur cet attentat terroriste qui a été revendiqué par son auteur dans un «Facebook Live».

«Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités françaises qui enquêtent sur ce terrible crime», a déclaré Facebook dans un communiqué au lendemain du meurtre de Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant de police adjoint et de sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif.

Vidéo live de 12 minutes

Larossi Abballa, après avoir tué lundi à coups de couteau le policier devant son pavillon, a ensuite séquestré sa compagne, qu'il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et demi, retrouvé «en état de sidération». Il a posté sur Facebook, depuis le domicile de ses victimes, une vidéo de 12 minutes qui aurait été vue en direct par 98 personnes, dans laquelle il menace la France d'autres actions pendant l'Euro 2016 de football. Elle a été diffusée mardi en fin d'après-midi par l'agence Amaq, liée à Daesh.

«Chaque fois qu'un contenu à caractère terroriste nous est signalé, nous le supprimons aussi vite que possible. Nous traitons les requêtes en application de la loi avec la plus haute urgence», poursuit Facebook.

«Un juste équilibre entre liberté d'expression et espace sûr et respectueux»

Après cette attaque djihadiste, se pose une nouvelle fois la question du rôle des réseaux sociaux dans le diffusion de message violent. Ces derniers cherchent à maintenir une plate-forme ouverte tout en empêchant ses utilisateurs de promouvoir la violence. «Nous comprenons et nous reconnaissons qu'il y a des défis propres au contenu et à la sécurité des vidéos en live», a déclaré un porte-parole de Facebook. «C'est une très grande responsabilité, et nous travaillons dur pour trouver un juste équilibre entre permettre la liberté d'expression et offrir un espace sûr et respectueux».

Le réseaux social qui compte plus de 1,5 milliard d'utilisateurs dans le monde avait établi l'an dernier une «charte communautaire» qui précise que sa plate-forme ne doit pas être utilisée pour inciter à la violence.