Air France: L'impact de la grève des pilotes dépasse les 40 millions d'euros

SOCIAL Les syndicats de pilotes vont décider dans les prochains jours des suites à donner au mouvement…

20 Minutes avec AFP

— 

Le PDG d'Air France a avancé une estimation du coût de la grève.
Le PDG d'Air France a avancé une estimation du coût de la grève. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L’addition est salée pour Air France. L’impact financier des quatre jours de grève observés depuis samedi par les syndicats de pilotes de la compagnie aérienne dépasse probablement « les 40 millions d’euros », a déclaré ce mardi  le PDG d’Air France Frédéric Gagey. Il a estimé qu’il s’agissait d’une « grève perdante pour Air France ».

Une rencontre « d’ici la fin de la semaine pour une reprise du dialogue dans un contexte qui n’est plus un contexte de grève » sera proposée aux syndicats, a-t-il ajouté précisant que la compagnie a « réussi à tenir 80 % des vols ». En attendant,Air France a annoncé un retour à la normale sur ses vols mercredi. Tous les vols long-courriers seront assurés, 99 % des vols domestiques et 97 % des vols moyen-courriers.

>> A lire aussi : Les propositions de la direction «pas acceptables en l'état», estiment les syndicats

« Le coût d’un avion et demi en moyen-courrier ! »

« Je pense qu’on dépasse les 40 millions, mais les chiffres définitifs seront publiés lors des résultats du premier semestre », a-t-il ajouté dans un entretien téléphonique précisant qu’il « faut également voir quel sera l’impact dans la durée, c’est-à-dire à quelle vitesse les clients reviennent ». « 40 millions, c’est (le coût d') un avion et demi en moyen-courrier, c’est beaucoup d’argent », a-t-il poursuivi.

Les pilotes grévistes s’opposent au changement de certaines règles de calcul de leur rémunération, décidé par la direction au 1er juin, et réclament des garanties sur la pérennité d’Air France, menacée selon leurs représentants par le développement des autres filiales du groupe Air France-KLM (Transavia, Hop et KLM).

Ce mardi soir, ils ont indiqué qu’ils décideraient « dans les prochains jours » des suites à donner au mouvement.