Loi Travail: Pour Myriam El Khomri la position de la CGT «a évolué»

MOBILISATION Une rencontre est prévue ce vendredi entre la ministre et le numéro un de la CGT…

Clémence Apetogbor

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Myriam El Khomri, le 25 mai 2016.
Myriam El Khomri, le 25 mai 2016. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Myriam El Khomri a estimé ce lundi au micro de France Inter, que « la position de la CGT a évolué » malgré la « fin de non recevoir » que lui a adressée le numéro un de la CGT, Philippe Martinez vendredi.

« La position de la CGT a évolué et c’est une bonne chose. Philippe Martinez la semaine dernière disait "je ne souhaite pas bloquer l’Euro" (…), à partir de là je lui ai dit que j’étais disponible pour le rencontrer dans la minute si ça permettait de lever les blocages, il y a répondu une fin de non recevoir en disant que la mobilisation continue. Dont acte, l’agenda est maintenu, on se verra vendredi prochain », a-t-elle dit.

Le texte « détricoté » par les sénateurs

« Le préalable de la CGT était le retrait du texte. Aujourd’hui, ce n’est plus ce que dit Philippe Martinez, donc moi j’attends vendredi, j’aurai les propositions de la CGT. Si le mot d’ordre aujourd’hui de la CGT c’est le retrait de tous les articles qui font le sens dans ce texte, ce ne sera pas possible », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur l’examen du texte par le Sénat, qui débute lundi, la ministre du travail a estimé qu’il « a été beaucoup détricoté dans le cadre de la commission des affaires sociales ».

« Il a été traité pour ce qu’il est, une loi de gauche, c’est-à-dire que les sénateurs - la majorité est à droite - ont donné par exemple à la loi une garantie très forte sur une durée légale de référence de 39 heures et par accord d’entreprise, on peut aller à 40, 41, 42 heures, c’est-à-dire moins de pouvoir d’achat pour les salariés », a-t-elle ajouté.

La commission des Affaires sociales du Sénat a réécrit le texte, faisant notamment sauter le verrou de la durée légale à 35 heures en donnant la possibilité aux entreprises de revenir à 39 heures en absence d’accord d’entreprise ou de branche. Dans ce cas, la majoration des heures supplémentaires serait fixée par décret.