Filière djihadiste de Strasbourg: Réquisitions maximales contre les sept hommes

JUSTICE Ils sont jugés depuis un peu plus d’une semaine pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme…

20 Minutes avec AFP

— 

Quatre des sept prévenus du procès de la filière de Strasbourg, le 30 mai 2016, à Paris.
Quatre des sept prévenus du procès de la filière de Strasbourg, le 30 mai 2016, à Paris. — BENOIT PEYRUCQ / AFP

Les réquisitions sont lourdes. Le procureur a requis lundi dix années de détention, la peine maximale, contre quatre Strasbourgeois, jugés pour avoir passé environ trois mois en Syrie, entre fin décembre 2013 et avril 2014. 

Contre Karim Mohamed-Aggad, dont le frère Foued a tué au Bataclan, et Radouane Taher, décrits comme les meneurs de ce groupe de Strasbourgeois, il a demandé dix ans de détention et une peine de sûreté de deux tiers, empêchant toute remise en liberté pendant cette durée. Même exigence contre les frères Ali et Mohamed Hattay, qui, selon le procureur, ont surtout quitté la Syrie parce qu’ils avaient été livrés par un passeur à la police turque.

>> A lire aussi : On s'est baissés et on a fait les moutons»

« Tous ont été au front »

Contre trois autres prévenus, Mokhlès Dahbi, Miloud Maalmi et Banoumou Kadiakhe, également poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme, mais ayant passé moins de temps en Syrie, il a demandé huit ans de prison.

Le procureur a justifié ces lourdes réquisitions, à chaque fois assorties de la demande d’une peine de sûreté des deux tiers, par le fait que tous avaient « été au front ».

Le procureur a aussi minimisé le rôle du recruteur Mourad Farès, dont il a été sans cesse question au cours du procès, lui reconnaissant une « influence » sur le départ fin décembre 2013 des jeunes gens, mais soulignant que ceux-ci avaient fait les préparatifs seuls.