SNCF: Sixième jour consécutif de grève, le trafic encore perturbé

SOCIAL Le trafic devrait rester fortement perturbé pour les Intercités (un sur trois) et les Transiliens...

20 Minutes avec AFP

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Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève.
Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. — MIGUEL MEDINA / AFP

Direction de la SNCF et syndicats de cheminots se retrouvent lundi pour une ultime séance de discussions sur l'organisation du temps de travail, au sixième jour d'une grève que François Hollande souhaite voir prendre fin avant le coup d'envoi de l'Euro de football vendredi.

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Pour la sixième journée consécutive, mais la 11e depuis le début de l'année, les usagers devront s'armer de patience et/ou modifier leur itinéraire: si le trafic s'améliore légèrement côté TGV et TER (six trains sur dix en moyenne), il restera fortement perturbé pour les Intercités (un sur trois) et les Transiliens (un sur deux), ces derniers étant touchés aussi par les crues.

Plus que quatre jours avant l'Euro

Cette grève, à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail, sonne comme un rappel à l'ordre à quatre jours du début de l'Euro de football, et alors que les sept syndicats opposés à la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL) n'ont pas dit leur dernier mot.

«Je souhaite que (le conflit social) soit réglé», a déclaré le président de la République dimanche en évoquant les grèves à la SNCF ou à Air France, estimant que «personne ne comprendrait que les trains ou les avions (...) puissent empêcher le bon déroulement (...) du déplacement des spectateurs». «C'est maintenant qu'on gagne», insiste de son côté SUD-Rail, qui appelle à «faire blocage» à l'occasion du rendez-vous de lundi.

Le syndicat, comme la CGT-Cheminots, première force syndicale de la SNCF, veut obtenir satisfaction à deux niveaux: l'accord d'entreprise, dont une dernière mouture sera présentée lundi, mais aussi la première convention collective commune au secteur du rail, dans la perspective de l'ouverture élargie à la concurrence à partir de 2020. Pour les deux syndicats, faute d'une convention suffisamment ambitieuse, les cheminots de la SNCF courent le risque d'un «dumping social». Ils réclament donc au gouvernement la réouverture des discussions sur ce texte, soumis à signature jusqu'au 8 juin.