Alimentation: Les plats cuisinés à base de poisson en contiendraient trop peu

CONSOMMATION Une association de consommateurs estime que la teneur en poisson est «assez décevante» dans des produits comme les brandades, parmentiers, soupes, panés, rillettes, ou encore le surimi...

20 Minutes avec agences

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Rayon surgelé avec du poisson pané
Rayon surgelé avec du poisson pané — MEIGNEUX/SIPA

Quelle est la concentration de poisson dans les plats préparés qui en contiennent ? L’association de consommateurs CLCV a mené son enquête, en étudiant les étiquettes de 237 produits à base de poissons (rillettes, surimis, soupes, parmentiers, brandade, plats cuisinés, hachés et panés), issus à la fois de marques nationales et de marques distributeurs.

Et le bilan est peu flatteur. Concernant la façon dont les quantités de poisson sont indiquées sur les étiquettes, si l’association note « des progrès » depuis son enquête de 2014, elle attend encore des efforts, « notamment sur les panés ». Plus de 90 % des produits analysés mentionnent en effet le pourcentage de poisson de manière explicite. Mais moins de 10 % ne le font toujours pas.

Une teneur en poisson jugée « assez décevante »

Autre point relevé par la CLCV : la teneur en poisson. Dans les sept catégories de produits analysées, l’association de consommateurs la juge « assez décevante ». Dans ce palmarès, on note que les brandades et parmentiers contiennent en moyenne 27 % de poisson, les soupes 29 %, le surimi 35 %, les panés 56,6 % et les rillettes 58,4 %.

Le plus fort taux est obtenu avec les hachés qui contiennent 73,8 % de poisson en moyenne. Mais encore faut-il pouvoir connaître la nature de la matière première utilisée. S’agit-il de filet, chair, chair hachée, pulpe ou de filet de poisson ?

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Des produits trop salés, surtout ceux des enfants

Selon la CLCV, pour la majorité des rillettes et de nombreux hachés et soupes, seule l’espèce du poisson est indiquée : thon, saumon ou encore colin d’Alaska. Mais pas la nature du produit. « La mention filet n’étant pas présente, on peut se douter qu’il s’agit plutôt de chair ou de chair hachée » précisent les enquêteurs.

Les enquêteurs ont par ailleurs relevé que les produits étaient globalement très salés et que certains destinés aux enfants comme les panés « sont un peu moins bons du point de vue nutritionnel que ceux à destination des adultes ». Ils contiennent un peu moins de protéines et plus de sel, de sucre et de matières grasses saturées.

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