Décès à l'hôpital de Bourges: Le procureur ouvre d'une information judiciaire

JUSTICE Henry Latour, un retraité de 60 ans, est décédé lors d’une intervention bénigne de la prostate, une opération qualifiée de «boucherie» par l’équipe médicale…

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une intervention chirurgicale en bloc opératoire.
Illustration d'une intervention chirurgicale en bloc opératoire. — 20 MINUTES/SIPA

Une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire » a été ouverte lundi par le procureur de la République de Bourges (Cher). Cette information judiciaire fait suite au décès de Henry Latour, un retraité de 60 ans, lors d’une intervention bénigne de la prostate pratiquée, selon la famille du défunt, par un chirurgien aux « méthodes brutales ».

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Aléa thérapeutique ou faute pénale ?

« J’ai ouvert une information judiciaire afin de savoir ce qu’il s’est passé lors de cette opération. Il faut savoir si ce décès est consécutif à un aléa thérapeutique difficilement maîtrisable ou s’il y a eu une faute pénale de la part du chirurgien urologue », a indiqué mardi le procureur Vincent Bonnefoy, confirmant une information du Berry Républicain.

Le décès de Henry Latour remonte au 14 janvier. Le retraité était entré ce matin-là au bloc opératoire du centre hospitalier de Bourges sous anesthésie locale. Il y était décédé quelques heures plus tard d’un arrêt cardiaque, à la suite d’une importante hémorragie.

Le rapport accablant de l’anesthésiste

Henry Latour a été incinéré sans autopsie préalable, mais sa famille a découvert rapidement que l’urologue avait été suspendu de toute activité au bloc. Elle a donc décidé de déposer plainte le 3 mars contre le chirurgien. Selon le rapport de l’anesthésiste adressé à la direction de l’hôpital, le jour de l’opération, le chirurgien était entré au bloc « agité, en colère ».

L’anesthésiste et des membres de l’équipe médicale s’étaient réunis après l’intervention et avaient estimé que « cette intervention était une véritable "boucherie" indigne de n’importe quel bloc opératoire ». L’avocate de l’urologue, Amélie Chiffert, a, elle, dénoncé des « accusations opportunistes », semblant révéler des « difficultés relationnelles » vis-à-vis du chirurgien.