La France va accueillir 400 réfugiés ayant transité par la Grèce par mois

UNION EUROPEENNE L’été dernier l’UE et la Turquie ont signé un accord pour répartir les demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne…

20 Minutes avec AFP

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Bernard Cazeneuve (ici le 8 avril au Mureaux) a fermement condamné les débordements de jeudi dans plusieurs villes de France.
Bernard Cazeneuve (ici le 8 avril au Mureaux) a fermement condamné les débordements de jeudi dans plusieurs villes de France. — ISA HARSIN/SIPA

Au moins 400 réfugiés ayant transité par des « hot spots » en Grèce, vont être accueillis chaque mois en France, a annoncé le ministère de l’Intérieur ce jeudi.

Les autorités vont « proposer chaque mois à la Grèce de relocaliser 400 personnes sur notre territoire », déclare Bernard Cazeneuve dans un communiqué, et ce dans le cadre de l’accord conclu l’été dernier pour répartir les demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne.

Un accord européen de « relocalisation »

Déjà « cette semaine, dans le cadre de la relocalisation, 97 réfugiés supplémentaires sont arrivés en France en provenance de Grèce et d’Italie », ajoute-t-il, précisant que « 253 autres personnes arriveront » la semaine prochaine.

Ces demandeurs d’asile sont pris en charge au titre de l’accord européen de « relocalisation » conclu l’été dernier entre les Etats membres de l’UE pour se répartir les candidats au statut de réfugié. Il ne s’agit donc pas d’arrivées dans le cadre de l’accord, plus récent, entre l’UE et la Turquie.

Ces chiffres marquent une montée en puissance du dispositif puisque seules 500 personnes avaient jusqu’à présent été accueillies en France au titre de la relocalisation. Les premiers, des Érythréens, étaient arrivés en novembre.

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Le gouvernemnt « déterminé à respecter ses engagements européens »

Les réfugiés arrivés cette semaine, essentiellement des Erythréens, des Syriens et des Irakiens, « ont été dirigés vers des centres d’accueil et d’hébergement adéquats », avant d’engager des démarches vers l’asile, précise le ministère.

Bernard Cazeneuve souligne « la détermination du gouvernement à respecter ses engagements européens en la matière » et contribuer « de manière décisive » à « apporter une réponse à la hauteur des enjeux face aux défis de la crise migratoire ».

Le programme de relocalisation prévoit la répartition de 160.000 réfugiés en Europe au total sur deux ans (dont 30.000 pour la France), mais sa mise en place reste laborieuse, moins de 2.000 personnes, en tout, ayant à ce jour bénéficié de ce programme.