Guadeloupe: Plusieurs milliers de foyers privés d'eau potable à cause d'une grève

GREVE Une situation « inacceptable », selon la préfecture…

Clémence Apetogbor

— 

Illustration de l'eau du robinet.
Illustration de l'eau du robinet. — M. Libert / 20 Minutes

La grève d’un syndicat d’alimentation en eau affecte ce jeudi, en totalité ou en partie, plusieurs milliers de foyers guadeloupéens.

Cette situation, jugée « inacceptable » par la préfecture, dure depuis lundi, date à laquelle les salariés du Siaeag, le syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe, ont été appelés à une grève reconductible.

Un service minimum inefficace

Plus une goutte au robinet ou un simple filet d’eau, des coupures aléatoires : les difficultés touchent six villes desservies par le Siaeag (sud Grande-Terre et est de la Basse-Terre).

Cela concerne 30 à 40 % des abonnés en eau potable selon l’intersyndicale. Mais le conflit a des répercussions dans d’autres communes.

Un accord pour la mise en place d’un service minimum avait été conclu avec la direction, mais de l’aveu même de l’intersyndicale, il s’est avéré inefficace.

>> A lire aussi : La grève votée dans 16 des 19 centrales nucléaires

La préfecture va recourir à des réquisitions

« Des familles, des entreprises, des établissements publics sensibles n’ont plus un accès normal à un service public absolument fondamental : cela n’est pas acceptable », s’est indigné la préfecture dans un communiqué.

La préfecture a fait part de son intention de recourir à des réquisitions. « Les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite en particulier seront protégés des conséquences de ce mouvement de grève. »

Les revendications des salariés mobilisés portent notamment sur le non-respect d’un protocole d’accord signé en mars, le paiement de la prime de vacances et sur un protocole signé en décembre 2014 prévoyant le transfert de 120 agents de la Générale des Eaux (secteur privé) vers le syndicat (secteur public).