Loi travail: La grève votée dans 16 des 19 centrales nucléaires

SOCIAL Des arrêts de travail allant d'une heure a minima à la journée entière ont été décidés...

20 Minutes avec AFP

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La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube).
La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube). — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L'énergie devrait encore subir les foudres des opposants à la loi travail ce jeudi. Les agents de seize centrales nucléaires, sur les 19 que compte le parc français, ont voté mercredi soir, dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri, des arrêts de travail allant d'une heure a minima à la journée entière, a-t-on appris auprès de la fédération CGT Mines Energie.

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Ces mouvements de grève, qui toucheront aussi des centrales thermiques et hydrauliques, devraient entraîner des baisses de la production, mais l'ampleur de ces baisses n'était pas encore connue mercredi soir. Jeudi dernier, lors de la dernière journée nationale d'action contre la loi travail, la grève dans les centrales s'était traduite par une baisse de production de 6.000 MW selon la CGT.

«Réduire ou arrêter la production électrique»

Un arrêt de travail de 24 heures a été votée dans six centrales nucléaires (Belleville, Cattenom, Chooz, Dampierre, Flamanville, Paluel), a précisé à l'AFP Laurent Langlard, porte-parole de la FNME-CGT. Ailleurs, des arrêts de travail de 4h, 8h ou 16h ont été votés, comme au Bugey (4h), à Cruas (8h) ou au Blayais (16h). A Civaux (Vienne), le site devait être bloqué à partir de 6h et à Gravelines (Nord), un filtrage est prévu à l'entrée avec un arrêt de travail a minima d'une heure.

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La FNME-CGT, qui avait déjà appelé à faire de jeudi «un nouveau temps fort de grève et d'initiatives coordonnées», a accentué son action mercredi en appelant à des «mouvements de grève reconductibles dans l'énergie» avec «reprise en main de l'outil de travail» que ce soit dans le secteur électrique ou gazier.

Elle préconise par exemple de «réduire ou arrêter la production électrique», d'«arrêter l'injection ou le soutirage des stockages gaz», la «remise en service des clients démunis coupés pour impayés», des «coupures ciblées d'énergie électrique et gaz des services de l'Etat et des locaux du Medef» ou la «coupure des parcs éoliens et radars routiers». La CFE-CGC Energies et l'Unsa Energies ont décidé de se joindre à la mobilisation prévue «par, a minima, une heure de grève» pour protester contre le «blocage majeur» que constitue l'inversion de la hiérarchie des normes.