La CGT dénonce la convocation d'un syndicaliste après la diffusion d'affiches polémiques

SYNDICAT La centrale « exige l’abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre ses militants »...

Clémence Apetogbor

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L'affiche de la CGT contre les violences policières publiée le 16 avril 2016 sur le site infocomcgt.fr.
L'affiche de la CGT contre les violences policières publiée le 16 avril 2016 sur le site infocomcgt.fr. — CGT

Un « acte de force » et une atteinte à la liberté d’expression, voilà comment a qualifié la CGT ce lundi la convocation du responsable du syndicat CGT-Info’com, qui a publié des affiches polémiques sur les violences policières.

Romain Altmann, secrétaire général de la fédération Info’com (information et communication), était convoqué à la brigade de répression de la délinquance en tant que représentant de l’organisation, et non à titre individuel.

« Diffamation publique envers une administration publique »

Il est « soupçonné d’avoir commis l’infraction de diffamation publique envers une juridiction, une administration publique, un corps constitué de l’armée », selon son syndicat.

Dans un communiqué, la CGT « dénonce ce nouvel acte de force » et affirme : « La liberté d’expression comme la liberté syndicale ne peuvent être remises en cause. » Assurant « Romain Altmann et son syndicat de tout son soutien », la centrale « exige l’abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre ses militants ».

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Une association méconnue à l’origine de la plainte

Interrogé par l’AFP après son audition, le responsable d’Info’com-CGT a indiqué que la plainte visant sa fédération, instruite à Bobigny, ne provenait pas d’un syndicat policier mais d’une association méconnue.

« On reconnaît le droit d’être contre nos affiches », mais pas les tentatives faites pour « tenter de remettre en cause une liberté fondamentale, la liberté d’expression », a-t-il dit, rappelant que le dessinateur Charb, tué lors du massacre à Charlie Hebdo en janvier 2015, avait été « adhérent » de la fédération.

Celle-ci va d’ailleurs lancer « une campagne pour la liberté d’expression sur le thème : "Je suis toujours Charlie" », avec notamment une pétition en ligne et un appel aux internautes pour « créer leurs propres affiches de soutien », selon Romain Altmann.

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a reconnu dimanche sur BFMTV que la première affiche était de la « provocation ». « Nous avons dit que nous dénoncions toutes les violences et que cette affiche avait voulu provoquer, choquer, mais comme d’autres le font sur un certain nombre de questions », a-t-il expliqué.

« Il y a moins de débats - en tout cas moins de problématiques - quand des caricaturistes font des dessins qui peuvent heurter une partie de l’opinion », a-t-il relevé.

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