Attentat déjoué: Les Pays-Bas approuvent la remise d'Anis Bahri à la France

TERRORISME Il est soupçonné d’avoir été mandaté par l’organisation Etat islamique (EI) pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket...

20 Minutes avec AFP
— 
Des policiers néerlandais montent la garde près de l'endroit où Anis Bahri, Français de 32 ans a été arrêté à la demande des autorités françaises à Rotterdam le 27 mars 2016
Des policiers néerlandais montent la garde près de l'endroit où Anis Bahri, Français de 32 ans a été arrêté à la demande des autorités françaises à Rotterdam le 27 mars 2016 — Marten van Dijl ANP

Il possédait dans son appartement un véritable arsenal de guerre. La justice néerlandaise a approuvé jeudi la remise aux autorités françaises d’Anis Bahri, un Français de 32 ans, arrêté à Rotterdam en mars et suspecté d’avoir participé, avec Reda Kriket, à un projet d’attentat en France.

« Le tribunal ne voit aucune raison de refuser votre remise (aux autorités françaises, ndlr) et l’autorise donc », a déclaré le juge Hans Kijlstra, lors d’une audience dans un tribunal très sécurisé de la banlieue d’Amsterdam, en présence du suspect. « C’est clair », a répondu celui-ci en français, le juge s’assurant qu’il avait pu suivre la lecture de sa décision, à l’aide d’une interprète.

>> A lire aussi : Plus de 40 kilos de munitions retrouvés au domicile d'Anis Bahri

Né à Montreuil, Anis Bahri est soupçonné d’avoir été mandaté par l’organisation Etat islamique (EI) pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket, un ex-braqueur âgé de 34 ans arrêté quelques jours auparavant.

Anis Bahri avait été interpellé dans la rue le 27 mars à Rotterdam (Pays-Bas) à la demande de Paris. Il avait alors sur lui une carte sim, un téléphone portable, une fausse carte d’identité bulgare et 772,75 euros en liquide.

A l’issue de sa garde à vue, celui-ci avait été mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle, c’est-à-dire en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes », notamment.

45 kilos de munition dans son appartement de Rotterdam

Dans l’appartement de Rotterdam où séjournait Anis Bahri, avaient été retrouvés 45 kilos de munition, notamment deux types de balles, toutes deux utilisées dans des kalachnikovs. Ni explosif, ni armes n’avaient été saisis.

Il s’était opposé à son extradition, assurant avoir peur d’une condamnation à la perpétuité sans possibilité de libération et de « traitements inhumains » dans les prisons françaises. Des arguments que les juges ont rejetés, rappelant également que le parquet ne désirait pas entamer de poursuites aux Pays-Bas.

Reda Kriket et Anis Bahri sont soupçonnés de s’être rendus en Syrie entre « fin 2014 et début 2015 », selon le procureur de la République François Molins. Depuis leur retour, ils étaient suspectés « de faire des allers-retours entre la France, la Belgique et les Pays-Bas ».