Les blocages se multiplient contre la loi Travail

MOBILISATION L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL appelle à une nouvelle journée nationale de mobilisation...

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant agitant un drapeau de la CGT lors d'une grève à la SNCF, le 26 avril 2016 à la Gare de Lyon à Paris.
Un manifestant agitant un drapeau de la CGT lors d'une grève à la SNCF, le 26 avril 2016 à la Gare de Lyon à Paris. — Elliott VERDIER / AFP

La mobilisation contre la loi Travail ne faiblit pas. Défilés à Paris et en province, sites pétroliers bloqués ou à l’arrêt, perturbations attendues dans les ports et les centrales électriques : les opposants au projet de loi Travail multiplient ce jeudi les actions pour tenter de faire vaciller la détermination du gouvernement.

Raffineries et dépôts pétroliers sont désormais l’épicentre du mouvement. Mercredi, cinq raffineries sur huit étaient perturbées et plus de 4.000 stations d’essence en rupture totale ou partielle, selon une application mobile très utilisée par les automobilistes en quête de carburant.

Le gouvernement face à la contestation 

Face à ces blocages, le gouvernement a choisi la manière forte, envoyant à l’aube les forces de l’ordre pour débloquer des dépôts. « Tout sera mis en œuvre pour assurer l’approvisionnement aux Français et à l’économie », a promis François Hollande en conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Mercredi, l’État avait déjà utilisé trois jours de stocks stratégiques de produits pétroliers sur les 115 disponibles. L’acheminement du pétrole sera encore plus compliqué, ce jeudi, avec des arrêts de travail prévus dans « la plupart des ports », à l’appel de la fédération CGT des ports et docks.

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La CGT au cœur de la mobilisation 

Aux avant-postes dans les raffineries et les ports, la CGT a voulu propager le mouvement à un autre pôle stratégique : les centrales électriques. Au moins 16 des 19 centrales nucléaires ont voté la grève mercredi et trois centrales thermiques étaient déjà à l’arrêt, selon l’organisation syndicale.

Le mouvement provoque également des perturbations dans les transports. La SNCF connaît depuis mercredi son cinquième épisode de grève depuis mars, à l’appel de la CGT-Cheminots et de SUD-rail sur des revendications à la fois sectorielles et liées au projet de loi Travail.

Côté aérien, la Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies de réduire leurs vols de 15 % à Orly jeudi, en raison d’un préavis de grève de la CGT.

Mais face au mouvement social, le gouvernement reste inflexible. « La CGT ne fait pas la loi dans le pays », a lancé Manuel Valls mercredi, à l’Assemblée nationale, excluant aussi le « retrait » du projet de loi que la « remise en cause » de son très contesté article 2, qui donne la primauté aux accords d’entreprises dans l’aménagement du temps de travail.