Pénurie de carburant: «D'autres sites seront libérés», annonce Manuel Valls

SOCIAL Le Premier ministre Français a exclu tout retrait du projet de loi Travail...

20 Minutes avec AFP
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Manuel Valls sur Europe 1.
Manuel Valls sur Europe 1. — Europe 1

Manuel Valls l’a réaffirmé ce mardi : non, il n’y aura « pas de retrait » du projet de loi travail. Le Premier ministre a promis que « d’autres sites (de raffinerie) seraient libérés ».

« d’autres sites (de raffinerie) seraient libérés »

Manuel Valls l’a réaffirmé ce mardi : non, il n’y aura « pas de retrait » du projet de loi travail. Le Premier ministre a promis que « d’autres sites (de raffinerie) seraient libérés ».


« L’Etat fait preuve de la plus grande fermeté et d’une très grande détermination. Les forces de l’ordre interviennent depuis vendredi pour évacuer des dépôts qui sont bloqués, en Bretagne, en Normandie, dans les Hauts-de-France et en Auvergne. D’autres sites seront libérés », a déclaré le Premier ministre dans une interview à Europe 1 depuis Jérusalem.

« Il n’y aura pas de retrait du texte »

La raffinerie Esso et le dépôt de carburants de Fos-sur-Mer dont les accès étaient occupés depuis lundi par des militants cégétistes opposés à la loi travail, ont été dégagés mardi à l’aube par les forces de l’ordre qui ont rencontré « une résistance importante », a annoncé à l’AFP la préfecture de police. Les forces de l’ordre « ont fait preuve d’un grand sang-froid », a dit le Premier ministre.

« Il est hors de question que les Français se retrouvent dans cette situation de pénurie, de blocage, que notre économie soit bloquée ». « Il y a un projet de loi qui a été adopté par l’Assemblée nationale avec l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Aucune motion de censure n’a été adoptée. Ce texte de loi va poursuivre son cheminement au Sénat et à l’Assemblée nationale. Nous sommes dans une démocratie ». (…) «Il n’y aura pas de retrait du texte », a martelé Manuel Valls.

« La CGT est dans une impasse »

Pour le chef du gouvernement, « la CGT est dans une impasse. L’impasse n’est jamais le bon chemin qu’il faut prendre. Le seul chemin possible c’est celui de la responsabilité et du dialogue ».

« Chacun peut se bien rendre compte de l’engagement extrêmement difficile, lourd, de nos forces de l’ordre. Quand on a un peu de sens de l’intérêt général, le patriotisme chevillé au cœur --et l’histoire de la CGT se confond avec celle de notre pays et celle de la Résistance--, comment ne peut-on pas se rendre compte que les missions de la police et de la gendarmerie sont déjà très lourdes ? », a lancé Manuel Valls.

« L’idée d’un conflit frontal, c’est vieux, ancien, conservateur. Prendre ainsi en otage les consommateurs, notre économie, notre industrie, continuer des actions qui visent à faire retirer le texte, ça n’est pas démocratique ». « La CGT trouvera une réponse extrêmement ferme, nette de la part du gouvernement, nous continuerons à évacuer les sites, les dépôts qui sont aujourd’hui bloqués par cette organisation ».