Alain Vidalies assure qu’il n’y a «pas de risque de pénurie» de carburant

TRANSPORTS Il appelle les automobilistes à ne pas céder à la « panique »…

A.Ch. avec AFP

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Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat chargé des Transports le 9 juillet 2015 à Matignon.
Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat chargé des Transports le 9 juillet 2015 à Matignon. — CHAMUSSY/SIPA

On range les jerrycans. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a affirmé dimanche qu'il n'y avait « pas de risque de pénurie » de carburant « pour la semaine prochaine » dans les stations françaises, appelant les automobilistes à ne pas céder à la « panique ».

Sur les 12.000 stations essence que compte le pays, « il y en a à peine 1.500 qui sont impactées en totalité ou en partie, ça fait moins de 20%, certes, concentrées dans certaines régions », a-t-il expliqué sur RTL, alors que les syndicats CGT et FO appellent les chauffeurs routiers à bloquer des raffineries et des dépôts de carburants pour protester contre le projet de loi travail. Même dans « les agglomérations les plus impactées, il y a encore 60% des stations qui fonctionnent », a insisté Alain Vidalies, affirmant que le gouvernement oeuvrait par ailleurs « pour qu'un certain nombre de stocks soient libérés ».

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Plusieurs semaines de consommation en stock

« Il y a aussi les stocks stratégiques, auxquels nous n'avons pas touché pour l'instant et qui permettent à la France d'avoir plusieurs semaines, de nombreuses semaines de consommation devant elles », a-t-il rappelé. « La panique n’est jamais bonne conseillère, c'est d'ailleurs dans les endroits où on a rationné qu'on en a le plus consommé », a également observé le secrétaire d'Etat, alors que la crainte de manquer de carburant s'est traduite par une ruée vers les pompes dans plusieurs villes de l'Ouest de la France.

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Alain Vidalies s'est par ailleurs dit « surpris » de l'appel de la CGT et de FO à ne pas cesser les actions de blocage, malgré la garantie qu'il leur a apportée samedi que le projet de loi travail ne modifierait pas leur régime dérogatoire sur les heures supplémentaires. « Je suis très surpris d'entendre ce message. (...) S'il n'y avait pas une reprise du travail, cela dénaturerait a posteriori la réalité de ce mouvement, ça voudrait dire que ce n'était pas cette question là [celle des heures supplémentaires],  qui était majeure pour ceux qui appelaient à la grève mais autres préoccupations », a-t-il déclaré.