Photo d'archives de Salah Abdeslam, diffusée le 15 novembre 2015 par la police française dans le cadre d'un appel à témoins.
Photo d'archives de Salah Abdeslam, diffusée le 15 novembre 2015 par la police française dans le cadre d'un appel à témoins. — POLICE NATIONALE / AFP

JUSTICE

Attentats de novembre: Salah Abdeslam fait valoir son droit au silence lors de sa première audition

Franck Berton, l’avocat du présumé terroriste, a indiqué qu’il parlerait aux enquêteurs « plus tard »…

Le suspect clé des attentats de Paris n’a pas parlé. L’audition de Salah Abdeslam « est terminée », « il n’a pas souhaité s’exprimer aujourd’hui » et a indiqué « qu’il le ferait plus tard », a déclaré ce vendredi l’un de ses avocats, Frank Berton.

« D’entrée de jeu, Salah Abdeslam a fait valoir son droit au silence, en refusant de répondre aux questions du juge d’instruction. Il a également refusé de préciser les raisons le conduisant à faire un tel usage de son droit au silence. Il a refusé de la même façon de confirmer les déclarations qu’il avait précédemment faites devant les policiers et le juge d’instruction belges », a indiqué la porte-parole du parquet de Paris.

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Le seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre était arrivé en début de matinée au palais de justice de Paris pour y être entendu par les juges d’instruction. Ce premier interrogatoire était très attendu pour la suite de l’enquête.

De nombreuses zones d’ombre

Arrêté à Molenbeek, son quartier, après plus de quatre mois de cavale, Salah Abdeslam est le seul protagoniste direct des attentats entre les mains de la justice française. Au cœur de la cellule, au soir des tueries et bien avant, il apparaît comme un acteur central de l’expédition meurtrière du 13 novembre qui a fait 130 morts et des centaines de blessés.

De par son rôle, Abdeslam, qui a « envie de s’expliquer » d’après Me Berton, pourrait en théorie livrer des informations cruciales sur la conception du projet djihadiste, ses commanditaires et d’éventuels complices encore dans la nature. Il peut aussi aider à démêler les liens entre les attentats de Paris et de Bruxelles, fomentés par la même cellule du groupe Etat islamique (EI).