Etat d'urgence: Le Parlement le prolonge (une troisième fois) jusqu'au 26 juillet

TERRORISME La mesure, souhaitée par le ministre de l'Intérieur, a été adoptée pour assurer la sécurité lors de l'Euro 2016 et du Tour de France...

Clémence Apetogbor

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C'est la troisième fois que l'état d'urgence est prolongé par le Parlement.
C'est la troisième fois que l'état d'urgence est prolongé par le Parlement. — WITT/SIPA

« A l’heure actuelle, la menace terroriste demeure à un niveau élevé et la France représente une cible », a plaidé Bernard Cazeneuve devant les députés. Le Parlement a entendu le ministre de l’Intérieur et a adopté ce jeudi, pour la troisième fois, une prolongation de l’état d’urgence, jusqu'au 26 juillet. Objectif : assurer la sécurité de l' Euro de football et du Tour de France.

Après le Sénat, les députés ont voté à leur tour cette prolongation de deux mois, par 46 voix contre 20 et deux abstentions.

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L’état d’urgence, instauré par François Hollande après les attentats du 13 novembre, avait déjà été prorogé de trois mois par le Parlement en novembre, puis encore en février.

Si la droite a voté pour, elle a cependant déploré, par la voix d’Eric Ciotti (LR), un « état d’urgence au rabais » puisque la prolongation ne prévoira plus de recours aux perquisitions administratives et durera deux mois, là où le groupe Les Républicains en aurait souhaité six.

Largement utilisées après les attentats de Paris et Saint-Denis, les perquisitions administratives « ne présentent plus le même intérêt opérationnel » désormais, selon le ministre de l’Intérieur.

Les députés Front de gauche et une majorité des écologistes ont voté contre « une banalisation de l’état d’exception », selon la formule du communiste André Chassaigne, et « un dispositif de maintien de l’ordre » pour l’écologiste Sergio Coronado.