L'application RunKeeper accusée d'espionner ses coureurs

HIGH-TECH Selon un régulateur norvégien, le coach sportif 2.0 aurait transmis en 48 heures et à 10 reprises les données personnelles de ses utilisateurs...

20 Minutes avec agence

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Tout le monde peut-il pratiquer la course à pied ?
Tout le monde peut-il pratiquer la course à pied ? — 20 minutes - Magazine

RunKeeper, une application très prisée des runners, est accusée par le Conseil des consommateurs norvégiens de fliquer ses utilisateurs. Selon Le Monde, le régulateur a déposé ce vendredi une plainte auprès de l’autorité norvégienne chargée de la protection des données.

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Dans un document que s’est procuré le quotidien, le Conseil avance que RunKeeper « collecte des données de géolocalisation (via le GPS) et d’autres informations personnelles même quand le téléphone et l’application ne sont pas utilisés ». Celles-ci sont transmises à « une tierce partie » (la société de communication Kiip.me) sans le consentement des utilisateurs.

Même quand l’application est inactive

Après une phase de test menée sur 48 heures, le Conseil des consommateurs norvégien a, en effet, constaté que le coach sportif 2.0 avait ainsi transmis une dizaine de fois des données personnelles. Surtout, l’application qui revendique 45 millions d’utilisateurs est soupçonnée d’avoir collecté ces données alors que les comptes de ses joggeurs étaient inactifs.

« L’utilisateur n’a pas consenti à ce que ses données soient collectées quand l’application n’est pas utilisée (…). Visiblement l’utilisateur n’a pas non plus consenti à ce que sa localisation soit transmise à un tiers quand l’application est inactive », martèle le régulateur norvégien dans sa plainte.

L’éditeur a évoqué des bugs

Et alors qu’il existe un accord sur la protection des données personnelles en Europe, le Conseil des consommateurs norvégien affiche également ses doutes quant à la suppression des données personnelles des utilisateurs ayant décidé de fermer leur compte.

De son côté, FitnessKeeper, l’entreprise qui a créé l’application, a affirmé dans un communiqué que la vie privée de ses utilisateurs était pour elle « de la plus haute importance », et a promis de « coopérer ». Epinglé, l’éditeur a également évoqué des bugs et a assuré avoir « rapidement » apporté un « correctif », notamment en sortant une nouvelle version de son appli phare.

 

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