Attentat de novembre: Jesse Hughes affirme avoir vu Salah Abdeslam au Bataclan

THEORIE DU COMPLOT Dans une interview accordée à un webzine américain, le leader des Eagles of Death Metal affirme avoir vu Abdeslam fixer du regard l'un de ses proches avant le début du concert...

F.R.

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Jesse Hughes des Eagles of Death Metal en concert à Stockholm, en février 2016.
Jesse Hughes des Eagles of Death Metal en concert à Stockholm, en février 2016. — Vilhelm Stokstad/AP/SIPA

Jesse Hughes, le leader de Eagles of Death Metal, n’en a pas fini avec les propos polémiques. Dans une interview accordée à Taki’s Magazine, un webzine qui défend des opinions conservatrices, il multiplie les déclarations clairement racistes.

Alors qu’il s’était excusé d’avoir accusé un vigile du Bataclan d’être impliqué dans l’attaque terroriste contre la salle de spectacle, le 13 novembre, le rockeur est revenu sur ses propos : « Cela m’a causé beaucoup de problèmes de dire ça. Je sais avec certitude que [ces membres du staff] étaient là très tôt. Je me souviens qu’ils fixaient un de mes potes. J’ai mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes [sic]. (…) Quand un Musulman voit un gaillard Américain tatoué, il le fixe du regard [sic]. » Jesse Hughes affirme ensuite : « J’ai réalisé plus tard que c’était Abdeslam qui fixait mon pote du regard parce qu’il voyait en lui une menace. Il ne faut pas nier que les terroristes étaient déjà à l’intérieur. »

« J’ai vu des musulmans fêter les attaques »

« Il y avait deux filles impliquées. Elles étaient au concert et se sont évaporées avant l’attaque. Elles portaient le costume musulman traditionnel [sic]. Elles savaient que personne ne les fouillerait en raison de leur tenue. Elles ont été arrêtées quelques jours après [sic] », affirme-t-il ensuite lorsque le journaliste lui demande si « le politiquement correct nous rend vulnérables ». Précisions que toutes les questions de l’intervieweur sont orientées et que celui-ci suggère notamment que « Les Français sont tellement préoccupés par le racisme qu’ils laissent les meurtriers musulmans s’en tirer ».

« J’ai vu des musulmans fêter les attaques dans la rue pendant qu’elles avaient lieu. J’ai vu ça de mes propres yeux. En temps réel ! Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a très certainement eu une coordination », avance ensuite le chanteur américain qui n’ignore sans doute pas que de telles déclarations ne passeront pas inaperçues.