EN DIRECT. Manifestation contre la «haine anti-flics»: 1.000 manifestants, 7.000 selon les organisateurs, à Paris

LIVE Les policiers sont appelés à manifester ce mercredi midi en France pour dénoncer la « haine anti-flics »…

A.-L.B.

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Des membres des forces de l'ordre près de la place de la République, où s'est tenu un rassemblement de policiers dénonçant la «haine anti-flics», le 18 mai 2016 à Paris.
Des membres des forces de l'ordre près de la place de la République, où s'est tenu un rassemblement de policiers dénonçant la «haine anti-flics», le 18 mai 2016 à Paris. — Francois Mori/AP/SIPA
  • Les policiers sont appelés à manifester mercredi midi en France pour dénoncer la « haine anti-flics », une première après deux mois d’affrontements parfois violents en marge de la mobilisation contre la loi travail.
  • Les syndicats de police ont appelé les policiers, hors service et en civil, à des rassemblements statiques dans une soixantaine de villes.
  • Le plus important a lieu sur la très symbolique place de la République à Paris, où se réunit chaque soir le mouvement citoyen Nuit debout depuis le 31 mars.
  • Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide après l'incendie d'une voiture de police à Paris.

>> Ce live est dersormais terminé. Merci de l'avoir suivi.

>> Les temps forts de cette journée de mobilisation dans notre synthèse, à lire par ici

 

16h50: Bernard Cazeneuve explique que des CRS reçoivent «des jets d'acide qui faisaient fondre» leurs uniformes

A l'Assemblée nationale, lors d'une séance de questions au gouvernement très animée, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est revenu sur les manifestations de policiers. Il a réaffirmé son soutien aux forces de l'ordre, racontant qu'il y a quelques jours, des CRS ont reçu lors des manifestations «des jets d'acides qui faisaient fondre leurs costumes  [uniformes] et qui les brûlaient. Et j'ai vu ces brûlures. Quand on est ministre de l'Intérieur (...) on est dans la fermeté par respect des policiers dans la République», a-t-il ajouté. 

 

16h40: Pluie de réactions politiques à propos de cette journée de mobilisation des policiers 

Parmi ces réactions politiques, figurent celle de Gérard Larcher, président du Sénat, qui assure de son soutien les forces de l'ordre...

...ou encore celle de Marine Le Pen, présidente du FN, sur Facebook, qui explique: «Laxisme, incompétence, incapacité à protéger les Français et les forces de l'ordre, trop c'est trop : Bernard Cazeneuve doit démissionner. »

 

... ou encore celle de François Bayrou, président du Modem, sur LCI, qui évoque le «sentiment d'une espèce d'abandon des policiers».

16h32: 7.000 policiers manifestants à Paris, selon les organisateurs

Selon les organisateurs du rassemblement de policiers à Paris, le mouvement a rassemblé 7.000 personnes.

16h30: Quatre personnes interpellées à Paris

Quatre personnes ont été interpellées au début du rassemblement et avant l'incendie de la voiture de police à Paris, selon la préfecture de police de Paris. Trois l'ont été pour port d'armes prohibé et une pour outrage, précise l'AFP.

16h20: Condamnation «très ferme» du préfet de police après la voiture de police incendiée

Le préfet de police a condamné auprès de l'AFP «très fermement l'action violente dirigée à l'encontre» des deux policiers dont la voiture a été incendiée ce midi à Paris. Il a ajouté que les agents «n'ont pu s'échapper que dans des conditions extrêmes face à une agression d'une grande brutalité». Il a adressé «tout son soutien à ces deux fonctionnaires», attendant, après avoir saisi le parquet, que «toutes les suites judiciaires adaptées soient données à cet acte inacceptable».

16h00: A Nice, plus de cent policiers manifestent «en soutien aux collègues parisiens, nantais et rennais»

Les policiers niçois soutiennent leurs collègues. Ce mercredi midi, plus de cent d’entre eux ont manifesté « pour que les violences cessent et pour demander une réaction plus rapide du gouvernement », insiste auprès de 20 Minutes Karine Jouglas, secrétaire départementale adjointe du syndicat Alliance police nationale.

>> Les précisions sur le mouvement à Nice par notre journaliste sur place 

 

15h30 : Bruno Le Maire salue « le professionnalisme » et « le sang-froid » des policiers

Pour le candidat à la primaire de droite, « la violence et le harcèlement verbal sont devenus le quotidien de nos forces de l’ordre depuis plusieurs semaines. Dans un contexte particulièrement tendu, elles réagissent avec un professionnalisme et un sang-froid qui forcent notre admiration à tous. Je veux leur dire mon respect. Je veux leur dire mon soutien. »

La violence et le harcèlement verbal sont devenus le quotidien de nos forces de l’ordre depuis plusieurs semaines. Dans...

Publié par Bruno Le Maire sur mercredi 18 mai 2016

15h20 : Les effectifs de la police en hausse depuis 2013

Au cours du quinquennat de François Hollande, les effectifs de la police nationale sont repartis à la hausse, comme le montre cette infographie.

 

15h15 : Pour Marine Le Pen, la police a besoin «de se sentir portée par le soutien de la population»

«Nos forces de l'ordre exercent avec courage des missions de plus en plus difficiles dans des conditions matérielles déplorables [...] Récemment prise pour cible par une campagne de dénigrement absolument honteuse et irresponsable orchestrée par le syndicat Info'com de la CGT, notre police a tout au contraire besoin de se sentir portée par le soutien de la population et de l'ensemble des acteurs publics dans cette période de désordre généralisé (...)», explique dans un communiqué la patronne du FN.

 

15h08 : VIDEO. Une enquête pour tentative d’homicide volontaire ouverte après l’incendie d’une voiture de police par des manifestants

« On ne sait pas à ce stade s’ils en sont sortis par eux-mêmes ou si on les a aidés », a précisé une source proche de l’enquête. Légèrement blessés, ils souffrent de contusions. 

 

15h00: Olivier Falorni regrette d’être « le seul député de gauche à soutenir » la police

Le député de la Charente-Maritime a fait part de ses regrets sur son compte Twitter et a rappelé le travail fourni par les forces de l’ordre pendant les attentats de janvier et de novembre.

 

14h54: L'un des deux policiers blessés dans la voiture incendiée à Paris conduit à l'hôpital

Cent à 150 contre-manifestants se trouvaient sur le quai de Valmy quand ils ont croisé cette voiture de police qui a par la suite été incendiée, a précisé à l'AFP la préfecture de police.

Une quinzaine d'entre eux se sont alors mis à taper avec des barres de fer sur le véhicule, ont tenté de faire sortir de force les deux fonctionnaires qui étaient à l'intérieur, mais, contrairement à de premières informations, n'y sont pas parvenus. Les assaillants ont ensuite jeté un cocktail molotov par la lunette arrière brisée, et les policiers sont sortis à la hâte, selon la même source.

L'un des policiers, un adjoint de sécurité, a été conduit à l'hôpital pour des examens complémentaires. Sa collègue, gardien de la paix souffre, elle, de contusions mais n'a pas été emmenée à l'hôpital.

Tous deux appartiennent à la compagnie du périphérique de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC).

14h40: A Strasbourg et à Mulhouse, les policiers manifestent également

Selon France Bleu Alsace, ils étaient 150 devant l'hôtel de police de Strasbourg à midi 

 

14h26: Une centaine de fonctionnaires rassemblés à Lille

Ils étaient « plein » selon la police. Mercredi, à midi, une centaine de fonctionnaires de police s’étaient rassemblés devant le commissariat central de Lille pour signifier leur ras-le-bol de la « haine anti-flics ». 

Le reportage de notre journaliste à Lille est à retrouver ici

14h10: Nicolas Sarkozy recevra le 24 mai les syndicats de police

Le président du parti Les Républicains recevra le 24 mai les représentants des syndicats de policiers, a appris l'AFP mercredi auprès de son entourage. Interrogé à propos des rassemblements inédits de policiers mercredi contre la «haine anti-flics», à l'issue d'une «matinée de travail» de son parti sur l'Europe, Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité réagir.

14h05: A Rennes, les policiers en ont marre d’être montrés du doigt

A l’appel des syndicats, environ 150 policiers ont exprimé leur ras-le-bol ce mercredi midi devant le commissariat de la Tour d’Auvergne à Rennes, rapporte le journaliste de 20 Minutes sur place. La ville est le théâtre de violents affrontements depuis le début de la mobilisation contre la loi Travail. Quelques commerçants et élus étaient également présents lors du rassemblement pour exprimer leur soutien aux forces de l’ordre.

>> Les précisions sur le rassemblement de policiers à Rennes, par notre rédaction locale

 

14h00: A Calais, une centaine de policiers contre la «haine anti-flics» et pour exiger plus de moyens

Près d'une centaine de policiers se sont rassemblés mercredi midi devant le commissariat de Calais dans le cadre d'une journée nationale, rapporte l'AFP. Ils dénoncent la «haine anti-flics» tout en exigeant des moyens supplémentaires pour le Calaisis, marqué par la question migratoire.

«Nous sommes venus dénoncer la haine anti-flics dans toute la France, mais aussi rappeler le contexte particulier à Calais où la pression migratoire doit être compensée par des primes et des moyens supplémentaires», a affirmé le délégué régional d'Unité SGP Police Gilles Debove, aux côtés d'une banderole «Halte à la haine anti-flics».

13h54: Le rassemblement des policiers à Paris prend fin

Après avoir chanté la Marseillaise, le rassemblement organisé par les syndicats de policiers place de la République est en train de prendre fin, rapportent plusieurs journalistes, dont la journaliste de 20 Minutes, sur Twitter. 

 

13h44: A Montpellier, une centaine de policiers dénoncent la haine «anti-flics»

Un rassemblement de policiers a été organisé devant l'hôtel de police à Montpellier (Hérault), où une centaine de policiers ont dénoncé la haine «anti-flics», rapporte notre journaliste sur place. 

>> Les précisions sur ce rassemblement de policiers à Montpellier, par notre rédaction locale

 

13h39: Eric Coquerel, du Parti de gauche, a finalement rejoint le rassemblement de policiers place de la République

Eric Coquerel, coordinateur politique et porte-parole du Parti de gauche, qui se plaignait de n'avoir pu accéder à la place de la République à Paris où se déroule la manifestation organisée par les syndicats policiers (post de 12h55), a finalement pu rejoindre ce lieu, comme le rapporte sur Twitter le journaliste de l'Express sur place. 

 

13h30: Les deux policiers qui étaient dans la voiture qui a été incendiée sont légèrement blessés

Les policiers qui étaient dans la voiture de police qui a été incendiée mercredi vers midi et demi par des manifestants quai de Valmy (10e arrondissement de Paris) sont légèrement blessés, souffrant de contusions, rapporte l'AFP.

La voiture a été incendiée vers 12h30 lors d'un rassemblement contre les violences policières interdit par la préfecture. Environ 300 contre-manifestants qui criaient «Flics, porcs, assassins» ou «tout le monde déteste la police» avaient été repoussés un peu plus tôt avec des gaz lacrymogènes de la place, où se tient le rassemblement de syndicats de policiers.  

Cent à 150 contre-manifestants se trouvaient sur le quai de Valmy quand ils ont croisé cette voiture de police, a précisé à l'AFP la préfecture de police. Une quinzaine d'entre eux se sont alors mis à taper avec des barres de fer sur le véhicule, ont fait sortir de force les deux fonctionnaires qui étaient à l'intérieur, avant de jeter un cocktail molotov par la lunette arrière brisée, selon la même source.

Selon Amina, témoin de la scène, «les jeunes étaient en colère, ils ont vu cette voiture, c'était comme agiter un chiffon rouge devant un taureau».

 

13h12: Humour douteux face à la voiture de police incendiée en marge de la contre-manifestation interdite à Paris

Une pancarte à l'humour douteux a été placée devant la carcasse de la voiture de police incendiée en marge d'une manifestation sauvage à proximité de la place de la République, où se déroule le mouvement des policiers. Sur cette pancarte est écrit: «Poulets rôtis, prix libre». 

 

12h55: Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard (FN-RBM) mais aussi Eric Ciotti (LR) ou Yannick Moreau (LR) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF) place de la République

Les députés frontistes Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont rejoint les policiers qui manifestent place de la République. Avant eux, le candidat à la primaire Les Républicains Geoffroy Didier est aussi passé sur la place, tout comme les députés LR Eric Ciotti ou Yannick Moreau, ou encore Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Par contre, le coordinateur politique et porte-parole du Parti de gauche Eric Coquerel, se plaint sur Twitter de ne pas avoir pu accéder à la place où sont les manifestants... 

 

12h50: Des rassemblements de policiers dans plusieurs villes en régions

Des manifestations de policiers se déroulent en ce moment même dans plusieurs villes françaises, comme à Rennes, mais aussi Clermont-Ferrand, Caen, Calais, Nantes, ou encore Lille...

 

 

12h46: «Le message qu'on veut nous faire passer c'est qu'on serait des casseurs. Pas du tout», explique Amal Bentounsi, du collectif «Urgence, notre police assassine»

Interrogée par iTELE, Amal Bentounsi, du collectif «Urgence, notre police assassine», explique qu'aujourd'hui, le message qu'on veut nous faire passer c'est qu'on serait des casseurs. Pas du tout» qui précise que «c'est un mouvement pacifique». 

 

12h40: François Hollande apporte un «soutien très clair» aux forces de police

Le président a apporté mercredi en Conseil des ministres un «soutien très clair» aux forces de police qui manifestent pour dénoncer les violences en marge des manifestations contre la loi travail, a rapporté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Le chef de l'Etat, selon Stéphane Le Foll, a introduit le Conseil par «un message clair de soutien à l'ensemble des forces de police dans un contexte difficile», soulignant que «l'équilibre doit être parfaitement préservé entre le maintien de l'ordre et le respect de notre droit».

12h35: Quai de Valmy, une voiture de police en feu

Comme le rapportent plusieurs internautes sur Twitter et Periscope, une voiture de police a été incendiée à proximité du quai de Valmy (canal Saint-Martin, 10e arrondissement), à quelques pas de la place de la République où se déroule la manifestation des policiers. 

 

12h25: A Rennes, environ 200 policiers manifestent

Environ 200 policiers sont rassemblés ce mercredi midi à Rennes, rapporte le journaliste de 20 Minutes sur place. Ces policiers veulent plus reconnaissance et dénoncent les accusations violences, ajoute-t-il. 

>> Pour suivre sur Twitter le journaliste de 20 Minutes à Rennes, Jérôme Gicquel: @jgicquel

 

12h20 : La manifestation des policiers débute à Paris

Comme le rapporte plusieurs journalistes sur Twitter, dont la journaliste de 20 Minutes sur place, la manifestation des policiers débute à Paris, place de la République.

 

12h10: Bernard Cazeneuve apporte sa «totale confiance» et «son soutien total» aux forces de police

A l'issue du conseil des ministres, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a réaffirmé sa «totale confiance» et «son soutien total» aux forces de police. Il a notamment dénoncé devant les médias des «propos inacceptables» utilisés envers les forces de l'ordre lors des manifestations. S'en prenant à l'opposition de droite et aux «théoriciens de la chienlit», Bernard Cazeneuve a également réfuté toute mollesse dans les instructions données aux forces de l'ordre face aux «casseurs».

12h: A Lyon, le préfet interdit la manifestation contre les violences policières

Des militants avaient appelé à manifester contre les violences policières en marge du rassemblement des policiers ce mercredi midi à Lyon. Mais le préfet en a décidé autrement. 

>> A lire aussi : >> Les précisions sur cette interdiction et la manifestation des policiers à Lyon, par notre rédaction locale

 

11h30: Des contre-manifestants repoussés place de la République

Des manifestants contre les violences policières ont été repoussées de la place de la République par des forces de l'ordre, révèlent plusieurs journalistes sur Twitter. C'est sur cette même place que les policiers doivent débuter leur cortège à midi. 

 

11h28: «Soutien total» de François Fillon (LR) aux policiers

Le candidat à la primaire Les Républicains François Fillon dit, dans un communiqué publié mercredi, son «soutien total et [s]a gratitude» aux forces de l’ordre face aux «casseurs, (....) des voyous contre la République, contre la paix civile, (...) des petits barbares cagoulés qui s’attaquent à ceux qui sont les gardiens de notre sécurité collective». Il appelle par ailleurs à l'arrêt des «manifestations de 'Nuit debout' [qui] se terminent en bataille de rue».

11h20: Selon la préfecture, un autre lieu de rassemblement a été «proposé» au collectif «Urgence, notre police assassine», qui a «refusé»

Selon la préfecture de police de Paris, le collectif «Urgence, notre police assassine» (qui s'est vu interdire un rassemblement ce mercredi place de la République, là où les syndicats de policiers appellent à manifester -posts de 10h et 10h40) s'est vu «proposer» un autre lieu de rassemblement et/ou un autre créneau horaire. Le collectif aurait «refusé».

11h15: Manuel Valls «inquiet» des violences en marge des manifestations

Manuel Valls s'est dit «inquiet» mercredi des incidents et des violences commises en marge des manifestations contre le projet de loi Travail. Sur BFMTV, le Premier ministre a répondu à plusieurs questions: Est-il inquiet du climat tendu en France? «Oui, bien sûr je suis inquiet. Il y a une mobilisation, peut-être pas aussi forte que ce qu'on veut dire, mais je respecte moi les manifestants», a-t-il dit. «Mais je suis inquiet en effet par rapport aux violences, aux dégradations de magasins, de permanences de parlementaires, ceux qui s'attaquent aux policiers et aux gendarmes, aux incidents», a poursuivi Manuel Valls.

11h10: Eric Ciotti (LR) évoque «des manifestants professionnels animés par cette haine du flic»

Soutenant les membres des forces de l'ordre, «ceux qui nous protègent», le député du parti Les Républicains Eric Ciotti a pointé du doigt mercredi sur RTL «des manifestants professionnels animés par cette haine du flic». Il a déploré la «violence gratuite qui se déchaîne, 350 policiers blessés depuis les manifestations contre la loi travail. Ca suffit». Le député des Alpes-Maritimes a par ailleurs estimé que «le mouvement NuitDebout se limite à une expression trop souvent de violences. Les policiers ont autre chose à faire que d'être les gardiens de ces délires». 

 

11h05: Une trentaine d'enquêtes sur de présumées violences policières

Plusieurs accusations de violences ont été portées contre les forces de l'ordre lors des dernières manifestations. Un jeune homme a perdu l'usage d'un oeil après avoir été blessé fin avril à Rennes. Une enquête de la «police des polices» (IGPN) a été ouverte sur cette affaire, sur une trentaine d'enquêtes lancées sur de présumées violences policières, selon une source policière à l'AFP. Par ailleurs, plusieurs vidéos devenues virales montrent des actes violents de la part de membres des forces de l'ordre.

11h00: 82% des Français ont une bonne opinion de la police

Applaudie au lendemain des attentats de janvier 2015, la police jouit pourtant toujours d'une «image exceptionnelle» avec 82% des Français qui en ont une bonne opinion, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien publié ce mercredi.

10h50: «Les casseurs voulaient me 'fumer'», explique un policier qui a été blessé

Grièvement blessé lors d'une manifestation contre la loi Travail, le 28 avril à Paris, un policier a témoigné sur France Info : «Les casseurs voulaient me 'fumer'. Excusez-moi du terme, mais ils voulaient me 'fumer'. Quand on entend des slogans: 'Un bon flic est un flic mort', c'est clairement de la haine anti-flic, de l'appel à la violence», explique cet agent. 

 

10h40: Le collectif «Collectif urgence-notre-police-assassine» outré par l'interdiction de son rassemblement place de la République

Sur Twitter, le collectif «Collectif urgence-notre-police-assassine» (U.N.PA.fr) a réagi à l'interdiction de sa contre-manifestation par la préfecture de police de Paris. «Donc notre rassemblement risque de créer le "désordre" mais celui des policiers non. De qui se moque-t-on ?», écrit le collectif sur Twitter. 

 

10h30 : « La police française est fatiguée », estime Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale

Pour le patron des policiers Jean-Marc Falcone, « les policiers, comme les gendarmes, sont soumis à une grosse pression depuis les attentats de janvier 2015 », dit-il sur Europe 1 ce mercredi matin. «Il faut lutter contre le terrorisme, il faut assurer une présence sur la voie publique, il faut assurer [le plan] Vigipirate. Il faut aussi assurer la vie quotidienne de ce pays avec toutes ses formes de délinquance et protéger nos concitoyens », estime Jean-Marc Falcone. « On en demande beaucoup aux forces de l’ordre », précisant qu'elles sont «un peu exaspérées». Le directeur général de la police nationale a enfin comptabilisé «360 fonctionnaires blessés depuis mars.»

10h00: Interdiction d'une contre-manifestation contre les violences 

La préfecture de police de Paris a interdit une contre-manifestation du collectif «Urgence, notre police assassine». Celui-ci voulait se rassembler mercredi peu avant midi place de la République, là où les syndicats de policiers appellent à manifester contre la «haine anti-flics», a appris l'AFP de source policière. 

 

Bonjour,

Comme mardi et avant jeudi, cette journée de mercredi est marquée par des mouvements sociaux. 

Des mouvements de grève contre la réforme du droit du travail se poursuivent chez les routiers, à la SNCF et dans les transports aériens.

Parallèlement, les syndicats de police ont appelé les policiers, hors service et en civil, à des rassemblements statiques dans une soixantaine de villes ce mercredi midi. Le plus important aura lieu sur la très symbolique place de la République à Paris. Ils dénoncent le ras-le-bol d'une «haine anti-flics».