Nantes: Un lycéen mis en examen pour tentative d'homicide sur un policier

JUSTICE Le Nantais de 18 ans, interpellé jeudi et soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier, le 3 mai, a été placé en détention provisoire...

G.D.

— 

Illustration de la manifestation du 3 mai, à Nantes.
Illustration de la manifestation du 3 mai, à Nantes. — SIPA

Il est accusé d’avoir passé à tabac un policier en groupe, lors de la manifestation du 3 mai. Un lycéen nantais âgé de 18 ans a été mis en examen pour tentative d'homicide sur un policier et placé en détention provisoire, ce samedi 14 mai, annonce Presse Océan, une information confirmée par l'AFP. Il avait été interpellé, jeudi et placé en garde à vue. Le suspect n'a pas de casier judiciaire et devait passer son bac cette année.

>> A lire aussi : Heurts après la manifestation, sept policiers blessés à Nantes

Le 3 mai, au cours d'une manifestation contre la loi travail à Nantes, un commandant de police isolé de son unité avait été la cible d’un groupe de cinq jeunes. Il avait été roué de coups, notamment avec une barre de fer. Le jeune homme mis en cause avait été identifié à l’aide d’images provenant de caméra de vidéosurveillance, mais aussi via des photographies diffusées sur les réseaux sociaux.

Des SMS contradictoires

La procureure, qui a réclamé son placement en détention provisoire, parle de « véritable lynchage » et note que « beaucoup de gens ont été choqués de l’extrême violence des faits ». Selon elle, des SMS contredisent la version du jeune homme qui conteste les faits.

Pour Me Antoine Barrière, avocat du jeune homme, « les choses sont nettement plus complexes ». Les coups « n’ont probablement pas été portés » par son client, « les témoins ne vont pas en ce sens » assure-t-il au quotidien régional.

Le lycéen a été interpellé jeudi alors qu'il participait à une nouvelle manifestation. Lors de son audition, il a reconnu avoir fait chuter le policier mais sans lui porter de coups, selon le parquet. Des analyses scientifiques sont en cours, notamment sur la barre de fer utilisée par les agresseurs, selon la même source