Les chaussures de salariés contaminées dans une usine de retraitement des déchets d'Areva

NUCLEAIRE Le gendarme du nucléaire, n’a pas fait de commentaire, « l’instruction » étant « en cours »...

Clémence Apetogbor

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La tour Areva le 1er avril 2015 à La Défense, près de Paris
La tour Areva le 1er avril 2015 à La Défense, près de Paris — LOIC VENANCE AFP

Lors d’une intervention le 4 mai à l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche), une contamination radioactive de chaussures de cinq salariés a été détectée, a appris mercredi l’AFP auprès de la direction.

« Les analyses réalisées confirment l’absence de contamination corporelle », a précisé dans un communiqué Areva, qui a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de classer cet incident au niveau 1 de l’échelle Ines des incidents nucléaires qui compte huit niveaux, de 0 à 7.

Le gendarme du nucléaire, n’a pas fait de commentaire, « l’instruction » étant « en cours ».

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La surface de la salle assainie

D’après les premières investigations, ces salariés sont intervenus dans une salle qui s’est révélée contaminée sur 12 m2, selon Areva. La surface a été assainie, précise le groupe. « Un suintement d’acide au niveau d’un équipement mural de prise d’échantillons est à l’origine de cette contamination », ajoute Areva.

Selon Pierre Bérard, du syndicat UNSA SPAEN, c’est « le vieillissement d’un joint » qui a provoqué le suintement. « Ça arrive de temps en temps. Le vieillissement d’un joint qui voit passer de l’acide régulièrement est difficile à prévoir », a commenté le syndicaliste.

Une expertise en cours

Selon Catherine Argant, directrice de la communication de l’usine, il est trop tôt pour incriminer l’état du joint qui « est en cours d’expertise ».

L’incident est « a priori » sans lien avec les réductions de coûts en cours dans l’entreprise en difficulté financière, selon le syndicaliste, les organisations syndicales redoutant des conséquences pour la sûreté.

Pour la direction, ces réductions de coûts et les suppressions de postes qui en découlent n’ont pas d’impact sur la sûreté des installations.